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13 mai 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Mesures de sécurité variables d’un commerce à l’autre

Les récalcitrants s’exposent à des amendes, voire à une interdiction d’opérer

COVID_toux

©Association pulmonaire du Canada

Les commerçants et leurs employés qui ne respectent pas les mesures de sécurité édictées par l’INSPQ et la CNESST s’exposeront d’abord à des rappels des autorités sanitaires locales, mais éventuellement à des sanctions.

À la suite de l’autorisation de rouvrir les commerces fermés depuis la mi-mars, les commerçants ont dû mettre en place des mesures pour garantir la sécurité de leur personnel tout autant que des clients face à la COVID-19. Certains passeraient cependant outre cette obligation, s’exposant à de lourdes conséquences.

«Chez nous, on a investi plus de 2000 $ en plexiglas, pastilles au sol, enseignes intérieures et extérieures, stations de désinfectant, etc. J’arrive dans un autre commerce, rien, aucune mesure, aucune consigne. Je vais ensuite dans un restaurant pour dîner. Aucune protection entre moi et l’employé pendant qu’il prépare mon lunch, alors que nous sommes clairement à moins de deux mètres l’un de l’autre. Rendus à la caisse, nous sommes séparés par un plexiglas», a relaté un commerçant de Rouyn-Noranda, qui a souhaité conserver l’anonymat.

«Ce que je trouve un peu frustrant – et je sais que je ne suis pas le seul – c’est que les consignes gouvernementales face à la sécurité du personnel et de la clientèle ne sont pas claires. On ne sait pas trop si c’est obligatoire ou pas», a-t-il déploré.

Directives et recommandations claires en ligne

Contacté à ce sujet, le CISSSAT a indiqué que l’Institut national de santé publique (INSPQ) avait bel et bien émis des directives claires à l’endroit des commerçants. Celles-ci sont disponibles sur son site internet (www.inspq.qc.ca/publications). Pour sa part, la CNESST a conçu une trousse pour les entreprises (www.cnesst.gouv.qc.ca/salle-de-presse/covid-19/Pages/trousse.aspx).

«Tous les commerces de la région ont également reçu un courriel de l’équipe Santé au travail de la Direction régionale de santé publique. Celui-ci leur rappelait les principales mesures à mettre en place selon les recommandations de l’INSPQ», a indiqué Renée Labonne, chef d’équipe en communication au Bureau de la PDG du CISSSAT.

Ces mesures, qui sont toutes obligatoires, comprennent notamment le lavage fréquent des mains, la distanciation physique et l’étiquette respiratoire. L’INSPQ recommande également d’autres mesures touchant, entre autres, la manipulation d’argent comptant (dont l’utilisation n’est pas interdite). Des mesures sévères d’hygiène avec les outils, les équipements et les surfaces fréquemment touchées doivent aussi être appliquées.

Selon la Loi sur la santé et la sécurité au travail, appliquée par la CNESST, l’employeur a l’obligation de protéger la santé de ses employés et d’assurer leur intégrité physique. Dans le contexte de la COVID-19, il doit adapter les mesures de protection en conséquence et informer les travailleurs des risques liés à leur travail tout en assurant leur formation en ce sens.

Rappels d’abord, sanctions en fonction du contexte

Les commerçants qui appliqueraient mal ou pas du tout les mesures de sécurité s’exposent en premier lieu à des rappels des autorités sanitaires locales. «Des amendes ou même une interdiction d’opérer pourraient aussi être envisagées, mais toujours en fonction du contexte», a signalé Mme Labonne.

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