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31 mai 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Véronique Trudel boucle une première boucle

Son album est disponible depuis le 29 mai

Veronique Trudel

©gracieuseté

Véronique Trudel

L’autrice-compositrice-interprète Véronique Trudel boucle une première boucle, alors qu’elle a lancé un premier album, le 29 mai, après plus de trois ans de travail.

Intitulée Après l’hiver, cette première offrande comporte six chansons, dont le premier extrait lancé le 1er mai, Prière, composée il y a 15 ans. La réalisation de l’album a notamment été rendue possible grâce à une campagne de sociofinancement menée par l’artiste originaire d’Amos l’an dernier.

«J’ai reçu les copies physiques hier (26 mai). Au-delà du fait que l’album sera sur toutes les plateformes numériques, de Spotify à Apple Music en passant par Bandcamp, j’avais envie de boucler une boucle, et c’est ce que ça fait d’avoir les CD en mains propres. Pour moi, tout le reste, c’est du bonbon. J’ai atteint mon premier objectif», estime celle qui habite Nelson, en Colombie-Britannique, depuis août 2018.

Intimiste

Après l’hiver propose six pièces plutôt intimistes, autant dans les thèmes abordés que dans les ambiances explorées et les arrangements. Dans son communiqué de presse, Véronique Trudel indique que «la tonalité oscille entre douceur et rage, sentiments avec lesquels sa personnalité peut valser. On y retrouve des thèmes tels que le courage, l’hypersensibilité, la dépression post-partum, la spiritualité et la quête de sens».

Veronique Trudel EP

©gracieuseté

L’œuvre qui illustre la pochette a été réalisée par l’artiste-peintre Jennifer Hagel-McLorie, de Nelson, en Colombie-Britannique.

«Il y a des chansons plus méditatives, avec peu d’instruments, puis d’autres comme T’enraciner avec une orchestration, précise-t-elle en entrevue. C’est une musique de Luzio (Altobelli, direction musicale). À la base, elle était juste ukulélé et voix, mais lui, il a tout de suite entendu un orchestre quand je lui ai fait écouter en 2016. Il a fait des arrangements avec de l’accordéon, du violon, du violoncelle et de la batterie. J’ai trouvé ça le fun de me laisser porter par son univers. C’est la dernière chanson de l’album, c’est l’apogée.»

Lâcher prise

La chanson titre de l’album a été composée à l’hiver 2018. «C’était un appel à mon propre courage. Je me sentais stagner. Mon courage s’est manifesté d’une certaine façon, alors que je suis déménagée ici plus tard. C’est aussi devenu le titre de l’album après qu’un ami m’ait dit qu’il trouvait que c’était un EP d’après combat, de lâcher prise. Après l’hiver, je trouvais ça plus doux et en plus, c’était aussi le titre de l’une des chansons», souligne Véronique Trudel.

La dernière chanson écrite pour l’album, L’homme ouragan, est la seule qui l’ait été à Nelson. «Je le sens dans le processus de création. J’ai choisi les mots. Je n’ai jamais été attachée aux rimes, j’écris plus intuitivement d’habitude. Mais celle-là, je l’ai beaucoup travaillée au niveau du texte. Avant, avec le travail, les études, les enfants, etc. j’avais moins de temps. Ici, à Nelson, j’ai fait de la place pour la musique et la création», explique-t-elle.

Des projets

Véronique Trudel se consacre maintenant à la promotion de son album. «Je suis chanceuse. Mes compétences acquises alors que j’étais agente de développement à Saint-Mathieu-d’Harricana me servent en ce moment, que ce soit dans la façon d’organiser mon travail ou comment rédiger des communiqués de presse. Je veux bien réussir cette partie-là. J’apprends à chaque étape», fait-elle valoir.

Par la suite, elle pourrait lancer une nouvelle chanson sur laquelle elle travaille. «J’ai plein de projets. J’aimerais faire de la médiation culturelle dans les écoles, écrire de la musique pour un théâtre de marionnette, une rhapsodie… de la musique de film. J’aimerais aussi collaborer avec d’autres, sortir de ce que je connais et continuer d’apprendre», conclut-elle.

 

Collaborations abitibiennes… et autres

Les racines abitibiennes de Véronique Trudel sont évidemment bien présentes, notamment au niveau de ses collaborations. Des prises de son ont été faites en 2018 à Rapide-Danseur avec Sébastien Greffard (basse, guitare électrique, Lap Steele). Son cousin Charles Trudel s’exécute au piano. La violoniste Amélie Lamontagne, originaire de Val-d’Or, participe aussi. Les autres collaborateurs sont Sophie Coderre (violoncelle) et D’Jef (clarinette, Boca Horn), alors que l’enregistrement a été complété au studio de Pasquale Caruana à Roxton Pond, en Montérégie, en décembre 2019. L’œuvre qui illustre la pochette a été réalisée par l’artiste-peintre Jennifer Hagel-McLorie, de Nelson, alors que le graphisme a été effectué par Francis Caron, de Rouyn-Noranda.

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