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07 juin 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Feu vert pour une usine de cobalt au lac Témiscamingue

First Cobalt obtient une étude de faisabilité positive pour la relance des opérations à la raffinerie de Cobalt en Ontario

First_Cobalt_raffinerie

©First Cobalt

Mise en pause depuis 2015, la raffinerie de Cobalt pourrait reprendre du service d’ici quelques années.

First Cobalt a franchi une étape de plus en vue de devenir le principal producteur de cobalt de l’Est du Canada pour le marché des batteries lithium-ion pour les véhicules électriques. Une étude de faisabilité indépendante a en effet conclu que la réactivation de la raffinerie de Cobalt, sur la rive ouest du lac Témiscamingue, était économiquement viable.

L’étude de faisabilité prévoit notamment que l’usine de Cobalt pourrait livrer environ 25 000 tonnes par année de sulfate de cobalt de qualité batterie pour une durée de vie initiale de 11 ans. Cela représenterait environ 5 % de la production mondiale de sulfate de cobalt, dont 79 % provient de la Chine, mais 100 % du sulfate de cobalt produit en Amérique du Nord.

L’analyse économique prévoit également que la relance des opérations de la raffinerie nécessiterait un investissement initial de seulement 76 M $. Le projet génèrerait une valeur actuelle nette après impôts de 191 M $, tandis qu’il ne faudrait que 1,8 an avant que celui-ci ne commence à dégager des profits.

Projet stratégique

Par voie de communiqué, le PDG de First Cobalt, Trent Mell, a fait valoir l’importance des résultats de cette étude pour briser la dépendance du marché envers le cobalt chinois. «Alors que la capacité de raffinage du cobalt est principalement localisée en Chine, on observe une demande toujours plus forte pour une option alternative nord-américaine. Le désir des producteurs de véhicules électriques de raccourcir les chaînes d’approvisionnement positionne donc avantageusement notre projet», a-t-il fait valoir.

Un partenaire d’envergure

La prochaine étape consistera à poursuivre les discussions amorcées en mai 2019 avec Glencore. En vertu de l’entente qui avait alors été conclue, la multinationale s’était engagée à fournir à First Cobalt, lorsque les analyses sur la viabilité économique du projet auraient été complétées, suffisamment de matière première pour que la raffinerie de Cobalt produise de 2000 à 2500 tonnes de sulfate de cobalt par année pendant une durée initiale de 4,5 ans. Glencore avait aussi convenu de financer la remise en service de l’usine et son éventuelle expansion.

First Cobalt a aussi annoncé un programme de 2,1 M $ destiné notamment à faire passer de 11 à 17 ans la durée de vie de son projet, à améliorer la récupération du cobalt dans le minerai grâce à d’autres tests métallurgiques et à obtenir du gouvernement ontarien les trois autorisations environnementales qu’il lui manque, la raffinerie n’ayant pas fonctionné depuis 2015.

Commentaires

9 juin 2020

Fernand st-Georges

Encore une nouvelle source de pollution pour fabriquer des batteries qui seront encore plus polluante que le pétrole

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