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09 juin 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Chaque travailleur de la Horne rapporte 478 000 $ au Québec

Une étude indépendante révèle l’ampleur de la filière cuivre de Glencore et le rôle économique du complexe métallurgique de Rouyn-Noranda

Fonderie_Horne

©Glencore Canada Fonderie Horne

L’étude indépendante réalisée sur la filière cuivre de Glencore Canada démontre l’importance économique de la Fonderie Horne tout en exposant ses atouts et quelques avenues pour son développement futur.

Chacun des 549 travailleurs de la Fonderie Horne rapporterait chaque année 478 000 $ en valeur ajoutée pour le Québec. Cette productivité individuelle équivaut à cinq fois la moyenne québécoise.

Cette conclusion figure parmi plusieurs autres dans une étude d’impacts indépendante réalisée par la firme Aviseo Conseil pour le compte de Glencore Canada sur le secteur de la transformation du cuivre, dont la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda et l’Affinerie CCR de Montréal sont les uniques représentants du genre au Canada. La société minière voulait ainsi documenter les retombées économiques de leurs opérations, mais aussi les opportunités d’affaires pour des développements futurs.

Impacts économiques majeurs

La plupart des Rouynorandiens le savaient déjà, mais le rapport d’Aviseo Conseil, qui s’étale sur 75 pages, est venu confirmer le rôle majeur de la Fonderie Horne dans l’économie de l’Abitibi-Témiscamingue. Ainsi, selon les données compilées en 2018, chacun des 549 employés de la Fonderie Horne génère 478 000 $, chaque année, dans le produit intérieur brut (PIB) du Québec, pour un total de 369 millions $. Cette productivité individuelle équivaut à cinq fois la moyenne québécoise.

En incluant la contribution de l’Affinerie CCR (201 millions $) et des autres activités réalisées ailleurs dans la province (120 millions$), la filière cuivre de Glencore Canada engendre des retombées économiques directes de 690 millions $ par année au PIB du Québec.

À cet égard, Aviseo Conseil met en lumière l’importance de la Fonderie Horne, dont les retombées économiques directes représentent 22,5 % du PIB manufacturier de la région. «En l’absence de la fonderie, le secteur serait fragilisé en Abitibi-Témiscamingue et son apport dans l’économique serait plus faible que dans l’ensemble du Québec. Sans oublier que la dépendance à l’égard du secteur minier serait encore plus ressentie», mentionne le rapport.

Emplois, salaires et revenus fiscaux

Du côté des salaires, chaque travailleur de la Fonderie Horne gagne en moyenne 106 607 $, soit 69 % de plus que le salaire moyen des Rouynorandiens, qui est évalué à 63 217 $. «Uniquement le secteur minier de la région offre des salaires comparables», précise Aviseo Conseil dans ses observations.

Le complexe métallurgique de Rouyn-Noranda supporte aussi 842 emplois indirects en Abitibi-Témiscamingue. La Fonderie Horne dépense également environ 2,3 milliards $ chaque année en achats d’intrants (concentrés de cuivre, matériaux recyclés, etc.) et 200 millions $ en achats de biens et services auprès de ses fournisseurs, dont 45 % sont situés à Rouyn-Noranda.

Quant aux revenus fiscaux, les opérations québécoises se traduisent par 72 millions $ par année dans les coffres de Québec et 45 millions $ dans ceux d’Ottawa. Pour la Ville de Rouyn-Noranda, les taxes versées par la Fonderie Horne totalisent près de 2,1 millions $ par année, soit 11 % des revenus de taxes foncières des immeubles non résidentiels et le triple des taxes foncières versées par tous les autres bâtiments industriels sur son territoire.

Plusieurs atouts avantageux

En matière d’opportunités d’affaires, Aviseo Conseil note que l’intégration verticale de la Fonderie Horne et de l’Affinerie CCR (la seconde a été construite spécifiquement pour traiter les anodes de cuivre de la première) offre aux deux usines une position économique plutôt avantageuse pour rivaliser avec des compétiteurs internationaux.

L’étude signale également que 95 % du concentré de cuivre et 83 % des matières recyclées traitées à la Fonderie Horne sont importés. Sa capacité de transformation de cuivre québécois surpasse donc grandement les capacités d’extraction et de recyclage actuelles.

«Comme la Fonderie Horne prévoit que l’offre de concentrés locaux diminuera de 50 % d’ici 2022, cela peut avoir deux implications pour elle: soit elle se trouve d’autres approvisionnements, qu’ils soient canadiens ou étrangers, soit elle développe sa capacité pour le recyclage du cuivre. Dans les deux cas, les concentrés de cuivre et le cuivre recyclé seraient en théorie disponibles au Canada», précise Aviseo Conseil.

La firme de recherche souligne à cet égard un avantage important de la Fonderie Horne, soit sa flexibilité pour maintenir ses niveaux de production grâce à sa capacité à traiter aussi bien des concentrés de cuivre à faible niveau de pureté que du cuivre recyclé en provenance de sources diverses. «Cette adaptation permet de stabiliser la production à travers les fluctuations du prix du cuivre et offre une stabilité économique», fait valoir l’étude.

Commentaires

10 juin 2020

St pierre benoit

Etre vous a la recherche dun compagnon peintre platrier

12 juin 2020

Bobby Neault

Ben oui, justement je recherche un peintre platrier. Je suis aussi à la recherche d'une masseuse.

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