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11 juin 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

«Ce n’est pas compliqué: on veut pouvoir danser!»

Considérées ni comme un sport, ni comme une activité culturelle, les écoles de danse réclament elles aussi le déconfinement

Studio_Rythme_Danse

©Studio Rythme et Danse

À lui seul, le Studio Rythme et Danse de Rouyn-Noranda compte plus de 650 élèves de tous âges.

Non incluses dans les démarches de déconfinement, les écoles de danse de la région réclament elles aussi de pouvoir reprendre leurs cours, alors que ce sera pourtant le cas pour bon nombre d’activités culturelles et sportives.

«Notre gros problème, c’est qu’on tombe entre deux chaises, étant donné que les écoles de danse ne sont considérées ni tout à fait comme un sport, ni tout à fait comme une activité culturelle. De plus, comme nous n’avons pas de fédération, on ne peut prendre part aux négociations avec le gouvernement», a indiqué Natasha Fradette, directrice propriétaire et professeure du Studio Rythme et Danse à Rouyn-Noranda.

Le 11 juin, le Réseau d’enseignement de la danse (RED), qui compte plusieurs membres-écoles en Abitibi-Témiscamingue, a donc lancé un appel au gouvernement Legault pour qu’il considère le plus rapidement possible le plan de relance déposé le 1er juin.

Décision difficile à comprendre

Que ce soit par manque d’espace, par manque d’équipements pour assurer la sécurité des élèves et du personnel ou parce que certaines municipalités ne les autorisaient pas à organiser leurs activités en plein air, la plupart des écoles de danse n’ont pas pu offrir des camps d’été et des classes à l’extérieur pendant l’état d’urgence sanitaire lié à la COVID-19. Le plan de relance propose donc tout un train de mesures destinées à favoriser la reprise des cours dans les locaux tout en assurant l’application des directives de santé publique.

«On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi notre secteur continue d’être confiné, alors que la reprise de l’entraînement sportif individuel encadré à l’intérieur a été autorisée» - Natasha Fradette.

Mme Fradette assure que les différentes écoles de la région sont en mesure d’assurer une reprise sécuritaire de leurs activités. «Par exemple, chez nous, nous disposons de trois salles différentes, a-t-elle mentionné. Ce serait donc possible d’effectuer des rotations pour garantir la distanciation sociale. Et si ça ne fonctionne pas, on a un plan B, et même des plans C et D.»

Une question de survie

Soulignant que les écoles de danse de la région sont présentement en mode survie, alors que leurs portes demeurent closes, Natasha Fradette a emboîté le pas au RED et enjoint le gouvernement Legault à autoriser la reprise des activités.

«Ce n’est pas compliqué: on veut pouvoir danser!, a-t-elle lancé. Uniquement chez Studio Rythme et Danse, pas moins de 650 élèves ont vu leur spectacle de fin d’année devoir être annulé. On a 900 costumes qui attendent toujours d’être utilisés. Cette relance, c’est aussi bien une question de bien-être pour nos élèves que de survie pour nos écoles.»

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