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29 juin 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Prêtres masqués et communions à bout de bras

Même si les églises ont rouvert leurs portes, les célébrations ne seront plus comme avant

Cathedrale_Saint_Joseph

©Paroisse Sainte-Trinité

Si les églises ont rouvert leurs portes, les célébrations devront être tenues suivant plusieurs restrictions, dont le maintien d’une distance sociale de deux mètres et un maximum de 50 personnes à la fois.

Même si les églises ont rouvert leurs portes, les fidèles devront s’attendre à plusieurs changements. Jusqu’à nouvel ordre, prêtres masqués, communions à bout de bras et absence de chants formeront désormais l’ambiance des célébrations.

Depuis le 22 juin, les églises sont à nouveau autorisées à accueillir des célébrations. Celles-ci devront cependant être restreintes à un maximum de 50 personnes, tandis que des protocoles sanitaires spécifiques devront être appliquées dans les églises afin d’assurer la sécurité de tout le monde, aussi bien des fidèles que des célébrants. C’est pourquoi à la Paroisse Sainte-Trinité, les célébrations ne devaient reprendre que le 30 juin.

«On redémarre, mais à régime lent. Les gens devront faire preuve de patience et de compréhension, car on n’offrira pas tout de suite toutes les célébrations. Ça se fera de manière progressive. Par exemple, on va reprendre la célébration des messes et des funérailles, mais pas des baptêmes, sauf ceux qui étaient déjà prévus avant le confinement et qui ont dû être reportés», a mentionné l’abbé Robert Charron, prêtre modérateur de la Paroisse Sainte-Trinité.

Célébrations nouveau genre

Dans cette optique, les fidèles devront se préparer à prendre part à des célébrations d’un nouveau genre. «Les gens devront entrer par une porte et sortir obligatoirement par une autre en suivant des pictogrammes au sol, en ordre inverse de leur arrivée. Nous devrons être éloignés les uns des autres. Il n’y aura pas de chants, en raison des gouttelettes qui sont alors projetées dans les airs. Tout ce qu’on touche devra être désinfecté. La communion s’effectuera rang par rang, comme à l’école, à bout de bras, alors que le prêtre devra porter un masque», a énuméré l’abbé Charron.

Des défis à relever

Ce dernier prévoit d’ailleurs que beaucoup de défis devront être relevés, dont la gestion des personnes qui respectent à la virgule près les directives gouvernementales par rapport à la COVID-19 et celles qui, à l’inverse, prennent la situation à la légère.

«C’est un détail qui fait mal. On vit des frictions. Il faut composer avec les sensibilités et les craintes de chacun. Et on dirait qu’au sein de la foi, où l’on est très proches les uns des autres, c’est pire. Dans bien des cas, ce sont des conseils amicaux. Ça passe bien. Mais quand les gens sont vraiment stricts, disons que les échanges sont plus secs. C’est sûr que tout cela va changer le style des célébrations. On s’attend à vivre de petites dissonances, mais on va réussir. J’ai confiance», a commenté l’abbé Robert Charron.

Horaire modifié

Avec la réouverture des églises, la Paroisse Sainte-Trinité a dû modifier l’horaire des célébrations à la cathédrale Saint-Joseph, alors que celles du lundi, du jeudi et du vendredi ont été annulées. Celles du mardi, du mercredi et du samedi, toutes à 16h15, ont cependant été maintenues. De plus, une célébration à 9h, le dimanche matin, est venue s’ajouter à celle qui a toujours lieu à 11h.

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