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Justice

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14 juillet 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Sa jalousie le conduit en prison

Pierre Lafond coupable de violence conjugale et d'agression sexuelle

AB-PierreLafond

©Photo tirée de Facebook

Pierre Lafond a été condamné à 16 mois de détention pour violence conjugale, agression sexuelle et vol de moins de 5000 $. Lors de sa sortie de prison, il devra se conformer à deux ans de probation, durant lesquels il devra respecter plusieurs conditions.

Après avoir plaidé coupable, en février, à deux chefs d’accusation de voies de fait à l’endroit d’une ex-conjointe, en plus d’avoir été reconnu coupable d’agression sexuelle et de vol de moins de 5000 $ auprès de celle-ci, Pierre Lafond, 52 ans, de Rouyn-Noranda, a été condamné à 16 mois de prison.

La sentence a été rendue le 14 juillet au Palais de justice de Rouyn-Noranda. En plus de la peine de détention, Lafond sera aussi soumis à une probation de deux ans à sa sortie de prison, tandis que son nom sera inscrit pour une durée de 10 ans au Registre national des délinquants sexuels.

Les faits qui étaient reprochés à Lafond s’étaient déroulés sur une dizaine de jours, sur une toile de fond peinte aux couleurs de la jalousie. Une soirée en particulier avait retenu l’attention du juge Paul Chevalier, lorsque celui-ci a rendu son jugement, le 26 février.

Lors de celle-ci, la victime était allée prendre un verre avec des amies après être allée au salon funéraire. Elle en avait avisé Lafond, qui ne l’avait pas crue. Elle lui avait donc envoyé une photo afin de prouver ses dires. Plus tard, le groupe a changé d’endroit. À nouveau, la victime en a informé Lafond, qui lui a alors supplié de rentrer à la maison. Dès son retour, Lafond a bousculé la victime dans la salle de bain, puis dans la chambre à coucher, où elle a reçu plusieurs coups à la tête. Après avoir tenté de l’agresser sexuellement, il a menacé la victime de l’égorger durant son sommeil, puis a quitté la chambre avec le téléphone de la victime, profitant de l’occasion pour supprimer des messages compromettants.

Défense par automatisme

Au début des procédures, Lafond avait plaidé non coupable à tous les chefs déposés contre lui. Lors du procès, qui s’était tenu le 25 février, il avait ensuite admis certains faits et enregistré un plaidoyer partiel de culpabilité à deux des chefs. Pour les autres, la défense avait fait valoir que Lafond n’était pas en contrôle de son corps lors de la perpétration de l’agression. Le juge Chevalier n’avait cependant pas retenu cette thèse, soulignant des incohérences dans le rapport de l’expert cité en preuve.

Lafond faisait aussi face à un chef de menaces de mort, mais il avait été acquitté puisque la Couronne n’avait pas été en mesure de prouver hors de tout doute raisonnable que l’accusé avait eu l’intention réelle de mettre ses menaces à exécution.

Pas de comportement récurrent

Lors du procès, la Couronne avait également voulu faire admettre que les comportements de Lafond étaient récurrents, citant trois autres cas similaires dans lesquels il avait été impliqué entre 2008 et 2015. Le juge Paul Chevalier avait cependant statué qu’il n’y avait eu qu’un seul événement pour chacune des victimes et qu’il n’y avait pas de preuve de faits similaires, de proximité temporelle, de fréquence des gestes ou de similitude des circonstances. Il avait donc rejeté la requête de la Couronne.

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