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21 juillet 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Un oiseau rentre au Refuge Pageau… par avion!

Alice aidera une épervière boréale à se réhabiliter

Refuge Pageau eperviere Nolinor

©gracieuseté

Le codirecteur du Refuge Pageau Félix Offroy et sa fille Matilde ont accueilli Alice à l’aéroport municipal Magny d’Amos. Ils sont en compagnie des pilotes Oliver Tomczak et Greg Wolejko.

Le Refuge Pageau d’Amos a pu rapatrier rapidement une épervière boréale hébergée à l’UQROP, en Montérégie, avec le concours de Nolinor Aviation. Arrivée par avion le 15 juillet, Alice vient aider une jeune épervière dans sa réhabilitation.

Alice est une épervière boréale qui avait été trouvée le 17 novembre 2019 dans un champ avec une aile qui présentait plusieurs fractures, dont une ouverte. Elle avait été envoyée à l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) le 20 novembre dans l’espoir de sauver son aile.

«On l’avait transférée à l’UQROP parce qu’ils ont une équipe de vétérinaires spécialisés dans le traitement des oiseaux de proie. On voulait lui donner le maximum de chances d’être remise en liberté. Finalement, et on s’en doutait un peu en l’envoyant, ça s’est soldé en amputation», explique Marie-Frédérique Frigon, responsable des communications au Refuge Pageau.

Un bébé à réhabiliter

L’épervière était restée à l’UQROP depuis. Le Dr Guy Fitzgerald souhaitait la montrer à Chouette à voir!, un attrait qui permet à l’organisme de mieux faire connaître les oiseaux de proie au grand public. Toutefois, l’arrivée ces dernières semaines d’une jeune épervière boréale orpheline au Refuge Pageau a chamboulé un peu les plans pour Alice. Soit le bébé prenait à son tour la route vers l’UQROP, soit Alice devait revenir à Amos.

«Le Dr Fitzgerald a pris la décision de la retourner au Refuge pour qu’on puisse compléter la réhabilitation de la petite épervière. Il fallait la rapatrier rapidement, parce qu’on doit nourrir le bébé à la main et on ne veut pas qu’elle s’imprègne de l’humain. On croit que si on lui offre une amie de son espèce, elle risque plutôt de s’imprégner d’elle et qu’elle aura de meilleures chances de se réhabiliter et de pouvoir retrouver sa liberté. C’est pour ça qu’on avait hâte qu’elle arrive», explique Marie-Frédérique Frigon.

Épervière boréale

©gracieuseté

Une épervière boréale

Par avion

Normalement, le Refuge Pageau envoie et rapatrie ses oiseaux de proie en voiture, avec l’aide de bénévoles. Dans certains cas, il lui arrive aussi d’utiliser des services de livraison. Mais les opportunités de transport se sont faites rares et il n’était pas question de faire livrer l’oiseau avec les températures chaudes des dernières semaines. C’est là que Nolinor Aviation, une entreprise de Mirabel qui nolise ses avions notamment pour des compagnies minières, entre en scène.

«Ma conjointe a vu passer l’information sur les réseaux sociaux et elle m’a contacté. Nous avons chez Nolinor un appareil Cessna 172, que la compagnie met à la disposition de ses employés qui ont une licence de pilote pour monter leurs heures dans le but d’obtenir une licence commerciale. On a tout de suite cliqué que ce serait une opportunité de sortir l’avion pour aller chercher l’oiseau à Saint-Hyacinthe, puis l’emmener à Amos», explique Oliver Tomczak, directeur adjoint des opérations.

Lui et son collègue Greg Wolejko, gestionnaire de l’assurance qualité aux opérations, ont piloté l’avion tour à tour avec à son bord la gestionnaire des médias sociaux Karyanne Boisjoli-Desjardins, et bien sûr, Alice. «Tant qu’à monter nos heures, c’est le fun de pouvoir en même temps contribuer à la communauté. Le transport a été offert gratuitement et nous avons fait le vol bénévolement», souligne M. Tomczak.

Bon espoir

Puisqu’elle ne volera plus jamais, du moins par ses propres moyens, Alice demeurera une résidente permanente du Refuge Pageau. Quant au bébé baptisé épervière Bisaillon, du nom de la personne qui l’a trouvé, le Refuge a bon espoir de le voir se réhabiliter et voler bientôt de ses propres ailes.

 

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