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28 juillet 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

La confiance revient dans l’exploration minière

La valeur boursière explose pour plusieurs sociétés juniors actives dans la région

Monarques_mine_Beaufor

©Corporation aurifère Monarques

Le cycle haussier que connaît l’or depuis quelques années et qui atteint des sommets ces derniers jours pourrait favoriser plusieurs projets d’exploration dans la région. Sur la photo, la mine Beaufor à Val-Senneville.

La confiance semble revenir dans le domaine de l’exploration minière. Après des creux presque historiques au début de la pandémie de COVID-19, plusieurs sociétés juniors actives dans la région enregistrent à présent une hausse importante de leur valeur boursière.

Le jeudi 19 mars, une semaine après que l’Organisation mondiale de la santé eut accordé officiellement à la COVID-19 le statut de pandémie, la plupart des sociétés juniors ont atteint les bas-fonds boursiers après une dégringolade qui avait débuté quelques semaines, voire quelques mois auparavant.

Depuis, la confiance semble revenir chez les investisseurs, notamment en raison d’un prix de l’or nettement à la hausse (voir plus bas), dopé par toute l’incertitude qui entoure la COVID-19 ainsi que les tensions économiques entre les États-Unis et la Chine. L’once d’or a ainsi grimpé jusqu’à 1971,78 $ US avant de se stabiliser aux alentours de 1931,00 $ US à la fermeture des marchés, le 27 juillet.

Jusqu’à 360 % de hausse boursière

La valeur boursière des juniors semble vouloir suivre cette tendance. Ainsi, la Corporation aurifère Monarques, qui dans la région développe la relance de la mine Beaufor (Val-Senneville) ainsi que les projets Wasamac (Rouyn-Noranda), Croinor (Louvicourt) ainsi que McKenzie Break et Swanson (Barraute), a vu son titre bondir de près de 360 % depuis la fin mars, en date du 28 juillet. Ressources Cartier, dont les principaux travaux visent la relance de l’ancienne mine Chimo, à l’est de Louvicourt, a pour sa part enregistré une hausse de près de 270 %.

À Rouyn-Noranda, les responsables de Ressources Falco, ont sûrement poussé un soupir de soulagement. Après avoir atteint 0,18 $ le 19 mars dernier, son pire résultat des cinq dernières années, l’action de la société en charge du projet Horne 5 a repris du galon, terminant aux alentours de 0,50 $ en date du 28 juillet. Il s’agit d’une variation de plus de 175 %.

Du côté de Lebel-sur-Quévillon, les teneurs en or impressionnantes que Minière Osisko rapporte sur une base presque quotidienne de sa campagne d’exploration au projet Windfall semblent visiblement rassurer les investisseurs. Après avoir chuté à 1,98 $ le 19 mars, très près de son creux historique de 1,80 $ enregistré le 25 juin 2018, la valeur de son action a bondi de 105 % pour atteindre plus de 4,00 $ le 28 juillet.

Une bulle dorée?

L’once d’or a grimpé jusqu’à 1971,78 $ US dans la journée du 27 juillet avant de se stabiliser aux alentours de 1931,00 $ US à la fermeture des marchés. Si cette valeur a été qualifiée de record par plusieurs, le véritable record de tous les temps a cependant été enregistré en janvier 1980, en pleine crise des otages américains en Iran. L’once d’or avait alors atteint (valeur ajustée en dollars de 2020) 2246,49 $ US.

Par la suite, sa valeur s’était mise à diminuer constamment, avec quelques soubresauts à la hausse, jusqu’à atteindre 379,52 $ US en avril 2001. Puis, l’or s’était à nouveau envolé tranquillement jusqu’à plafonner à 2076,85 $ US l’once en avril 2011. Le tout a été suivi d’un nouveau recul de près de 1000 $ US qui s’est arrêté en novembre 2015. L’once d’or valait alors 1153,22 $ US.

Depuis novembre 2018, l’once semble être reparti dans un cycle haussier, ce qui laisse présager pour plusieurs analystes que, en dépit d’estimations qui prévoient un prix de l’or supérieur aux 2000 $ US l’once dans peu de temps, il ne pourrait s’agir que d’une nouvelle bulle dorée, laquelle recommencera à se dégonfler lorsque l’incertitude par rapport à la COVID-19 aura enfin été levée.

Prudence

Si ces exemples révèlent une tendance à la hausse encourageante pour l’exploration minière, il importe de garder en tête que les projets miniers, même ceux au stade avancé comme Windfall et Horne 5, pourraient prendre encore quelques années avant d’en arriver au stade de l’exploitation. Il n’en demeure pas moins que si la tendance amorcée il y a quatre mois se poursuit, le contexte actuel pourrait stimuler de nombreux projets miniers dans la région.

Tableau

©Junior Mining Network

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