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11 août 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Il y a 10 ans, la région perdait un de ses plus ardents défenseurs

Régionaliste convaincu, Guy Lemire aura laissé sa marque

Guy_Lemire

©Archives

Décédé le 8 août 2010 à l’âge de 58 ans, Guy Lemire a laissé sa marque dans le paysage de la région.

Il y a 10 ans, le 8 août 2010, l’Abitibi-Témiscamingue perdait un de ses plus ardents défenseurs. Fauché à l’âge de 58 ans par une crise cardiaque, Guy Lemire aura laissé sa marque dans le paysage de la région.

Lors de son décès, M. Lemire occupait le poste de secrétaire général de l’UQAT. Auparavant, il avait assumé la direction générale de la Conférence régionale des élus (CRÉ – 2004-2005) et celle de son organisme prédécesseur, le Conseil régional de développement (CRDAT – 1994-2004). Auparavant, il avait été directeur régional du ministère des Affaires culturelles (1980-1994) et de Communication Québec (1976-1980).

Lui rendant hommage dans les journaux régionaux dans les jours qui avaient suivi son départ, l’autrice Margot Lemire, qui le connaissait depuis l’âge de 17 ans, l’avait comparé à un aigle. «Il volait haut, il voyait loin et très bien. Il savait quand mener un projet à terme et, comme un alchimiste, il s’arrangeait pour trouver ce qu’il manquait. Avec lui, chaque personne donnait son meilleur pour avancer dans son rêve. Plus Guy rêvait à l’Abitibi-Témiscamingue, plus les autres le faisaient et plus il prenait plaisir à allumer le feu des gens autour et leur enthousiasme», avait-elle illustré.

Régionaliste convaincu

Au sein du CRDAT et de la CRÉ, Guy Lemire s’était ardemment impliqué dans la défense et la promotion des intérêts de l’Abitibi-Témiscamingue. On doit notamment à son équipe la mise en place du Forum jeunesse et des tables des aînés ainsi que la création de l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue et du Comité de maximisation des retombées économiques de la Baie-James, notamment afin de s’assurer des retombées régionales du développement des grands projets d’Hydro-Québec en Jamésie. Durant cette période, plusieurs fonds régionalisés sont également mis en place: tourisme, développement régional, diversification économique et jeunesse, pour n’énumérer que ceux-là.

Devenu secrétaire général de l’UQAT en 2005, M. Lemire avait poursuivi son œuvre régionaliste en travaillant d’arrache-pied avec le recteur d’alors, Jules Arsenault, puis sa successeure, Johanne Jean, afin de mettre en place de nouvelles unités d’enseignement et chaires de recherche axées sur le développement des régions. Aujourd’hui, une salle de l’UQAT porte son nom.

La culture, un pilier de la région

Guy Lemire avait aussi très à cœur la culture. À titre de directeur régional du ministère des Affaires culturelles, il était parvenu à négocier et à obtenir un nombre record d’équipements culturels pour la région. Par la suite, il s’était impliqué dans le Comité d’exposition de Rouyn-Noranda, aujourd’hui le Musée d’art.

En 2006, alors qu’il était à présent secrétaire général de l’UQAT, son dévouement lui avait valu d’être nommé Membre à vie du Conseil régional des arts et de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue. «Si nous sommes capables de tracer le caractère de la région, c’est grâce aux chansons, aux poèmes et aux œuvres artistiques. Comme région, nous devons donc nous commettre complètement pour garder nos artistes», avait-il fait valoir lors de la remise de cet honneur.

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