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27 août 2020

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Les Techniques policières du Cégep s’exportent en Côte-Nord

Une collaboration au profit des Premières Nations

Annick Wylde barrette police

©Samuel Tessier, photographe

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue contribuera à la formation de policiers autochtones sur la Côte-Nord.

L’expertise en Techniques policières développée au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue sera offerte aux étudiants de la Côte-Nord, à l’automne 2021, grâce à une collaboration unique avec le Cégep de Baie-Comeau.

«C’est avec plaisir que nous partageons notre savoir et notre expertise avec le Cégep de Baie-Comeau» - Sylvain Blais

Les deux collèges en ont fait l’annonce le 27 août. Fruit de trois ans de travail, le projet a été conçu dans l’esprit de répondre aux réalités particulières des Premières Nations ainsi qu’aux recommandations de la Commission Viens et de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones. 

À force de représentations auprès du gouvernement, le Cégep a obtenu l’autorisation provisoire de former trois nouvelles cohortes de 20 étudiants en Techniques policières. Ces 60 places seront délocalisées à Baie-Comeau pour répondre aux besoins de cette région. «Notre établissement offrant déjà la formation en Techniques policières, en plus de l’attestation d’études collégiales (AEC) en Techniques policières autochtones. C’est donc avec plaisir que nous partagerons notre savoir et notre expertise avec le Cégep de Baie-Comeau, qui est situé dans une région qui possède de nombreuses caractéristiques sociodémographiques très similaires à la nôtre, de par la présence de communautés autochtones et, bien sûr, de par la nature du territoire», a expliqué Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. En effet, de nombreux membres des Premières Nations sont formés chaque année en Techniques policières au Cégep. 

«Notre établissement pourra contribuer à former des policières et des policiers pour combler les besoins de main-d’œuvre sur notre territoire, où l’on y retrouve neuf postes de police de MRC sous la juridiction de la Sûreté du Québec et neuf communautés autochtones, dont cinq qui ont leur propre corps de police», s’est réjoui le directeur général du Cégep de Baie-Comeau, Claude Montigny. 

Une police ancrée dans la communauté 

«En étant policier en milieu autochtone on se retrouve [souvent] éloigné de tout. On se trouve à avoir plusieurs chapeaux. On va être infirmier, travailleur social, ambulancier, conseiller… Les policiers peuvent avoir à assister un accouchement; ils sont formés pour intervenir à ce niveau. Je pense qu’ils acquièrent un coffre à outils encore plus grand [que dans la formation régulière]», a illustré avec enthousiasme l’enseignante Isabelle Coursol. 

«Depuis plusieurs années, nous avons vécu des événements malheureux. C’est souvent à partir d’incompréhension et de la méconnaissance de la réalité des Premières Nations, je crois. Il est important de mettre en place ce programme. Je tiens à vous en remercier», a soutenu le chef de Pessamit, Jean-René Vollant, après une courte allocution en innu. Il a assuré qu’il allait appuyer toutes les initiatives visant le mieux-être de la communauté. 

Ce modèle où les policiers s’impliquent dans la vie communautaire favoriserait de meilleures relations et des interventions plus harmonieuses. Cela améliorerait aussi les suivis à plus long terme auprès de ceux qui en ont besoin, de manière à apporter des changements durables et une amélioration de la qualité de vie de l’ensemble de la communauté. 

L’expérience du Poste de police communautaire mixte autochtone de Val-d’Or (PPCMA) en serait un bon exemple. Ce modèle devrait même être exporté dans d’autres régions du Québec éventuellement. 

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