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10 septembre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Une première dans l’histoire de la meute

Quatre joueurs de 16 ans percent la formation des Huskies

Huskies Rouyn Noranda Foreurs Val-dOr

©Foreurs de Val-d’Or/Dany Germain

Carter Murchison a su se tailler une place avec les Huskies. L’attaquant de 16 ans a inscrit un tour du chapeau lors d’un des trois matchs disputés face aux Foreurs de Val-d’Or durant le congé de la Fête du Travail.

Le camp des Huskies n’avait pas le même look que les dernières années. Avec la pandémie, seulement 34 joueurs ont pu tenter leur chance pour obtenir un des 25 postes que la meute a attribué à ses joueurs. Et, à la fin, pour la première fois depuis ses débuts dans la LHJMQ, la meute affichera la limite de joueurs de 16 ans, soit 4.

Le pilote de la meute, Mario Pouliot, n’a pas détesté le fait d’avoir un groupe moins nombreux. «Le tempo était plus rapide et l’exécution était aussi meilleure. J’ai aimé l’intensité de nos matchs intra-équipes. On est entré directement dans le vif du sujet. Je pense que ça nous a permis aussi d’avoir une meilleure évaluation de nos joueurs. Habituellement, tu préfères faire jouer les jeunes contre les jeunes pour leur permettre de s’adapter, mais en arrivant avec un si petit nombre, ils sont entrés dans le bain tout de suite et on est ainsi mieux capable de nous faire une tête sur eux et d’avoir une meilleure lecture», a-t-il lancé.

Pour le pilote, cette expérience amènera des changements dans le futur pour la meute. «Je pense que ça nous confirme que c’est fini le temps où on amenait une cinquantaine de gars. 34 joueurs, je trouve ça un peu court. Le nombre de 42 joueurs me semble intéressant. Ça te donne deux équipes de 21 joueurs. C’est quelque chose qu’on va regarder dans les années prochaines», a-t-il souligné.

Quatre 16 ans: une première

Une des grandes surprises fut la confirmation de quatre patineurs de 16 ans chez les Rouynorandiens. En fait, jamais dans leur histoire l’équipe ne s’est rendu à la limite de patineurs de cet âge dans son alignement.

«Il y a toujours une première. Je mentirais si je disais que c’était notre plan. Ce n’est pas dans nos façons de faire, mais, avec la situation actuelle, je pense que c’était la meilleure décision» - Mario Pouliot

«Il faut aussi se rappeler que c’est quatre joueurs provenant des Maritimes. Avec la COVID-19, il y a aussi des facteurs sur lesquels on a dû réfléchir. Si on les retournait, on ne savait pas nécessairement quand il allait commencer et on ne pouvait pas les rappeler en raison de la quarantaine», a-t-il ajouté.

Ainsi, la paire issue des Flyers de Moncton, Dyllan Gill et Coen Strang ainsi que les attaquants de l’Île-du-Prince-Édouard Donovan Arsenault et de la Nouvelle-Écosse Carter Murchison font leur entrée chez la meute.

«J’ai entièrement confiance en notre personnel d’entraîneurs pour les supporter. On a aussi un bon groupe de vétérans pour les encadrer. Quand je regarde Gill, Cosman et Strang, ils vont pouvoir jouer avec de bons vétérans. Ça va être facilitant», a-t-il fait valoir.

«En attaque, on a des jeunes avec de bons physiques en Donovan Arsenault et Carter Murchison. On va les utiliser dans un nombre de matchs similaire à ce qu’il aurait eu dans le midget AAA», a-t-il ajouté pour motiver cette décision.

De jeunes loups affamés

La surprise fut sans contredit les performances offertes par Carter Murchison. L’attaquant néoécossais, choix de 3e ronde, a été impressionnant récoltant un tour du chapeau. «C’est un individu de première qualité. Il va être fatigant à affronter. Il est très intense. Quand je regarde son match de trois buts, il n’a pas nécessairement marqué des filets qui te font dire wow, mais il a fait ce que tu dois faire pour marquer. Il est allé au filet. Sur un de ses buts, tout seul contre quatre joueurs, il a continué à travailler pour gagner sa bataille et ç’a mené à un but», a expliqué Mario Pouliot.

Donovan Arsenault a aussi démontré que son coffre à outils semblait bien rempli. «J’ai rarement vu des gars de 16 ans de 195 livres en forme comme lui et aussi fort physiquement. Il a démontré des choses lors du camp d’entraînement. Il doit mieux se servir de son gabarit et améliorer son efficacité», a mentionné l’entraîneur-chef des Huskies.

Coéquipier et duo avec les Flyers de Moncton, Dyllan Gill et Coen Strang ont aussi su convaincre la direction rouynorandienne. «Coen Strang a un bon physique. Il est rapide, il prend de bonnes décisions avec la rondelle. De son côté, Dyllan Gill patine bien. J’aime son intensité et il joue bien. On va lui donner le temps de prendre de la force et de se développer. Le gap est grand, mais il a un énorme potentiel. Ce matin, lors du premier entraînement, il ne l’utilisait pas encore à 100%», a soutenu Mario Pouliot.

De belles surprises

Il faut cependant souligner encore une fois le travail des dépisteurs des Huskies. Même si l’an dernier, la meute n’a parlé que pour la première fois en 3e ronde en sélectionnant Jacob Squires, elle a trouvé quelques perles qui ont trouvé leur chemin vers la LHJMQ.

Huskies Rouyn-Noranda Repechage

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Jared Cosman, lors de sa sélection, en 2019.

Jared Cosman, dernier joueur sélectionné de l’encan, a décroché un des postes disponibles en défensive. «Ce n’est pas pour rien que je suis allé le voir jouer deux fois l’an dernier. Je suis vraiment heureux de l’avoir ici et je peux dire que c’est toute qu’une sélection de 14e ronde de Daniel Leblanc et son équipe. Il a une excellente mobilité et une bonne première passe. Je sais qu’il va évoluer sur notre avantage numérique. Il doit encore travailler sur son jeu défensif», a-t-il lancé.

«Il y a différents chemins qui mènent à la LHJMQ. On ne prend pas tous la route d’asphalte. Certaines fois, l’asphalte est pas mal magané dans leur chemin. D’autres prennent le chemin de bois. C’est un chemin sinueux se rendre au junior» - Mario Pouliot

Choisi en fin de cinquième ronde, Marc-Antoine Séguin, 17 ans, ancien de l’Intrépide de Gatineau, a aussi su convaincre Mario Pouliot tout comme Jordan Côté, ancien des Chevaliers de Lévis, repêché cet été en troisième ronde.

Représentation régionale

Le Valdorien Anthony Turcotte, appelé en dixième ronde en 2019, sera le seul patineur de la région à porter l’uniforme des Huskies. «Il a eu un bon été d’entraînement. Il est arrivé prêt, en confiance, plus fort et plus explosif. Ce sera facile de lui trouver de la glace», a évoqué le pilote des Rouynorandiens.

De son côté, Médrick Bolduc a été retranché lors de la dernière journée. Il poursuivra son parcours avec les Forestiers d’Amos. Mario Pouliot a expliqué la situation de l’attaquant valdorien. «Médrick est un bon joueur de hockey. Il a démontré des flashs durant le camp et on croit qu’il a encore beaucoup d’upside. C’est un jeune sérieux. Il est explosif et il a de belles qualités. Dans son cas, dans les dernières années, il n’a pas nécessairement fait face à la plus grande adversité. On est vraiment très content de le voir s’aligner avec les Forestiers d’Amos dans la midget AAA qui est une des meilleures ligues de développement. On va assurément suivre son développement et il sera un de nos joueurs affiliés», a-t-il évoqué.

L’homme de hockey a illustré le parcours pour se rendre dans la LHJMQ d’une belle métaphore. «Il y a différents chemins qui mènent à la LHJMQ. On ne prend pas tous la route d’asphalte. Certaines fois, l’asphalte est pas mal magané dans leur chemin. D’autres prennent le chemin de bois. C’est un chemin sinueux se rendre au junior», a-t-il exposé.

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