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24 septembre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Pirates-Titans-Bécard: créer une ligue pour jouer au hockey

Trois équipes de la région s’associent pour permettre à leurs joueurs de pratiquer leurs sports

LHJNQ

©Gracieuseté - Titans de Témiscaming

Un partenariat avec trois équipes de la région permet la création de la Ligue de hockey du Nord du Québec (LHJNQ) pour une saison.

Le Bécard de Senneterre, les Titans de Témiscaming et les Pirates de Ville-Marie ont joint leurs efforts à deux équipes des Laurentides, les Buffalos de Ferme-Neuve et les Mustangs de Maniwaki afin de créer, pour une année, la Ligue de hockey junior du Nord du Québec (LHJNQ).

Les cinq équipes évoluaient dans la Canadian Premier Junior Hockey League (CPJHL) et la Greater Metro Junior A Hockey League (GMHL). En raison des restrictions interdisant les affrontements interprovinciaux, les cinq équipes se sont retrouvées ainsi orphelines. «Quand on a eu la confirmation est tombée, on a discuté ensemble rapidement avec les autres équipes pour trouver une solution», a expliqué le directeur général des Titans, François Harrisson.

Même son de cloche chez son homologue des Pirates de Ville-Marie, Marc-André Caron. «On avait des doutes qu’on ne pourrait pas jouer en Ontario. On avait déjà tâté le terrain avec d’autres équipes. Quand on a été contacté par les Pirates, on était intéressé», a-t-il lancé.

«Faire du hockey junior en temps de pandémie, personne n’a jamais fait ça. Je ne peux pas appeler une connaissance et lui demander comment il a géré ce genre de situation, ce n’est jamais arrivé. On écrit le livre au fur et à mesure. On n’est plus au plan C, on est rendu au plan E ou F» - François Harrisson

Plutôt que de créer une division rattachée à une des ligues, les équipes ont choisi de mettre sur pied la LHJNQ. «C’était plus facile de créer une ligue indépendante plutôt que de faire une division rattachée à une de nos ligues respectives. On continue de travailler sur ce projet. On devrait avoir un calendrier prochainement avec l’optique d’un début de saison le 16 octobre», a souligné François Harrisson.

La coopération entre les différentes organisations fait aussi une différence énorme. «C’est plus de travail, mais, même si on est des adversaires sur la glace, les organisations ont vraiment une belle coopération. Tout le monde est aux réunions et tout le monde arrive avec ses questionnements. On travaille ensemble», a fait savoir Marc-André Caron.

Par passion

Les deux dirigeants ne le cachent pas. Le budget risque de s’écrire au rouge. «On ne peut accepter que 50 personnes dans les gradins. Personne ne va faire ses frais. C’est sûr qu’il y aura des pertes financières. Mais, pour nous, c’est plus qu’une question de sous. On a un bon programme de hockey à Témiscaming et on veut continuer de la développer. C’est sûr que ça va diminuer les retombées économiques qu’on peut générer. C’est aussi un divertissement de moins disponible. On a fait nos budgets avec les scénarios les plus sombres. Ça peut seulement s’améliorer», a fait valoir François Harrisson.

«On fait ça pour les jeunes, pour notre communauté. Parce qu’on est tous des passionnés de hockey. Si on va de l’avant, c’est parce que les joueurs veulent jouer, les entraîneurs veulent coacher et les propriétaires veulent du hockey. On est des passionnés», a ajouté Marc-André Caron.

Soulagement pour les joueurs

C’est aussi un soupir de soulagement pour les joueurs qui voient enfin la lumière pointée au bout du tunnel de l’incertitude.

«C’est un stress parce qu’on met des efforts pour préparer l’équipe et les joueurs en mettent pour jouer. Je ne pense pas que ça arrive souvent que, comme équipe, tu te prépares à changer de ligue. C’est une année particulière. Ils étaient au courant qu’on travaillait sur des choses. J’ai toujours été clair avec eux», a soutenu le dirigeant des Pirates de Ville-Marie.

«Ça donne enfin une vraie perspective à nos joueurs. Il y a un calendrier qui va leur donner un horizon réel. Ils vont pouvoir jouer des matchs présaisons. Ça va permettre de redémarrer le hockey et de commencer pour vrai», a ajouté celui des Titans de Témiscaming.

Des boules de cristal changeantes

Une chose est sûre, les boules de cristal n’ont jamais été aussi mauvaise conseillère. «Si tu m’avais dit, il y a un mois, qu’on ne pourrait pas jouer dans notre ligue, je ne t’aurais pas cru. Tout est en mouvance. Je pense qu’on a tout de même trouvé une formule gagnante», a lancé Marc-André Caron.

Pour François Harrisson, il est impossible de trouver des conseils. «Faire du hockey junior en temps de pandémie, personne n’a jamais fait ça. Je ne peux pas appeler une connaissance et lui demander comment il a géré ce genre de situation, ce n’est jamais arrivé. On écrit le livre au fur et à mesure. On n’est plus au plan C, on est rendu au plan E ou F», a illustre l’homme de hockey.

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