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07 octobre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Du dernier choix à un poste avec les Huskies

Jared Cosman: quand la confiance en soi fait la différence

Jared Cosman Huskies Rouyn-Noranda

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le défenseur de 17 ans Jared Cosman fut le dernier joueur choisi du repêchage de 2019. Ça ne l’a pas empêché de se tailler une place avec les Huskies cette saison.

En 2019, dans les dernières minutes du repêchage, l’horloge affiche presque 16h. Les joueurs commencent à quitter. Les Huskies, champions de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial, s’apprêtent à effectuer leur dernière sélection. Près d’un ascenseur, Jared Cosman se dirige vers la sortie lorsque son nom se fait entendre dans le Centre Vidéotron. Depuis ce jour, c’est la motivation qui le mène, aujourd’hui, à être un des membres de la meute.

Il se souvient de son sentiment lors de ce repêchage. «Honnêtement, j’étais un peu déçu de ne pas avoir entendu mon nom. Il y avait quelques équipes avec qui j’avais eu des discussions et que je pensais qu’elles allaient me repêcher et elles ne l’ont pas fait», a-t-il évoqué.

«Un moment donné, je me suis dit que personne n’allait me choisir, alors je me suis levé pour partir. Puis, quand les Huskies ont appelé mon nom, j’étais super heureux et soulagé», a-t-il ajouté.

Et, à ce moment, Jared Cosman était loin de se douter de l’année qu’il allait connaître. «Quand j’ai été sélectionné, ça ne semblait pas quelque chose qui était accessible, surtout pour quelqu’un qui a été le dernier choix du repêchage», a-t-il mentionné.

Un an plus tard, cette journée est devenue un moteur de progression.

«Quand j’y repense, j’étais déçu, mais je crois que ce fut une bonne chose. Ça m’a poussé à en donner plus. Ça m’a motivé parce que je savais que j’étais meilleur que plusieurs des joueurs qui avaient été repêchés avant moi. Je savais que je pouvais jouer dans la LHJMQ» - Jared Cosman

«Je veux prouver que les Huskies ont pris la bonne décision en me choisissant et que les autres équipes ont raté leur opportunité. Peu importe où j’ai été choisi, je veux être un bon joueur et je vais travailler fort pour y arriver», a-t-il renchéri.

Fredericton plutôt que le midget AAA

Après avoir quitté le camp des Huskies pour garder son éligibilité pour la NCAA, le défenseur de 5 pieds 11 pouces et 175 livres s’est présenté au camp des Red Wings de Fredericton. «J’y allais avec un esprit ouvert. Je ne pensais pas nécessairement jouer là. Je croyais que j’allais retourner midget AAA, mais j’ai une opportunité où je pouvais jouer de bonnes minutes de jeu avec Evan White, un 20 ans qui m’a aidé dans ma progression», a souligné le jeune homme.

Jared Cosman est ainsi devenu un des trois défenseurs de 16 ans à évoluer dans la Maritime Junior Hockey League (MHL) avec Zach Biggar (2e ronde, Acadie-Bathurst) et Zach Welsh (2e ronde, Cap-Breton). Ses 21 points en 46 parties lui ont permis de terminer au 18e rang des meilleurs pointeurs chez les défenseurs.

Le défenseur natif de Grand Bay-Westfield croit que sa décision fut la meilleure, pour lui. «J’ai eu l’occasion de jouer beaucoup de minutes. Cette décision m’a permis de jouer contre des joueurs plus vieux et d’aller chercher une certaine maturité. Mais pour d’autres, retourner midget et être un des meilleurs joueurs, c’est aussi une bonne décision. Peu importe où tu vas, je crois que l’important est de jouer beaucoup et d’avoir un rôle important», a-t-il fait valoir.

Durant la saison régulière, l’entraîneur-chef et directeur général des Huskies, Mario Pouliot, s’est déplacé à quelques reprises pour voir son protégé. «Ça m’a fait sentir que j’avais une chance. Ça m’a aussi démontré l’intérêt que l’équipe avait envers moi et ça m’a donné une bonne dose de confiance», a évoqué Jared Cosman.

Quarantaine au bord de l’eau

Le hockeyeur a débarqué à Rouyn-Noranda deux semaines avant le début du camp en raison de la quarantaine qu’il devait respecter. «Pour la quarantaine, on s’est retrouvé tous les gars des Maritimes dans un chalet. Ce fut une transition fantastique», a-t-il confié.

Il faut dire que le scénario était rêvé pour les joueurs de la meute. «C’était un peu différent parce que je connais des joueurs ailleurs dans la ligue qui ont dû aller dans leurs familles de pension et passer deux semaines dans le sous-sol. Je pense qu’on a été chanceux de vivre ça, de profiter de la piscine, de s’asseoir au bord du lac. J’ai pu apprendre à connaître les autres joueurs», a évoqué Jared Cosman.

Cette transition a été beaucoup plus facile que celle de l’an dernier pour le hockeyeur. «L’an dernier, je suis arrivé dans un milieu où tout le monde parle français. Des groupes de personnes parlaient et je ne savais pas ce qu’ils disaient. Cette année, j’ai pu passer deux semaines avec plusieurs gars. Je voyais des visages que j’avais connus dans les dernières semaines. J’ai aussi pu apprendre à connaître les autres en même temps. Ce fut facilitant», a-t-il soutenu.

Jared Cosman maîtrise tout de même quelques bases dans la langue de Molière. «J’ai pris des cours d’immersion française à l’école pour quatre ou cinq ans. Je suis en mesure de comprendre un peu, mais des fois, ça parle pas mal vite», a-t-il fait valoir, sourire en coin.

Commentaires

8 octobre 2020

Barbara Huggard

Great article Jared Cosman. Best of luck playing for the HUSKIES

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