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21 octobre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Manque criant de surveillants dans les écoles primaires

Le Centre de services scolaires de Rouyn-Noranda en quête de solution

Enfants manger

©DepositPhotos.com

La CSSRN manque cruellement de surveillants pour l’heure du dîner dans ses écoles primaires.

Les écoles primaires de Rouyn-Noranda font face à un manque criant de personnel de surveillance sur l’heure du dîner. À un point tel que si la situation perdure, des décisions difficiles pourraient devoir être prises.

Il faut dire que ce poste, qui n’est que de quelques heures par jour, a souvent été occupé par des personnes retraitées. «La COVID a accentué la complexité des choses. Il y a des personnes qui étaient avec nous depuis des années qui ont décidé de ne pas revenir parce que c’était trop de gérer les bulles. On a aussi des surveillantes âgées de 65 ans et plus qui venaient sur l’heure du dîner qui ne peuvent plus venir travailler parce que c’est un risque pour leur santé. Et c’est en plus des gens qui ne peuvent se présenter parce qu’ils présentent des symptômes ou parce qu’ils sont immunosupprimés», a expliqué le directeur général du CSSRN, Yves Bédard.

Ce  problème vient du fait que le nombre d’élèves utilisant les services du midi a nettement augmenté. «Avant, on avait des problèmes, mais par petits endroits et par moment. Là, on en parle tous les jours», a précisé le directeur général.

Surplus de travail pour les directions d’écoles

En ce moment, les directions d’école, en plus de devoir gérer tout ce qui se retrouve sur leurs bureaux en cette crise sanitaire, doivent effectuer cette surveillance.

«On est pris entre l’obligation légale d’offrir le service et notre capacité à l’offrir. On est actuellement incapable de l’offrir. Si ça continue comme ça, on va brûler nos directions d’école» - Yves Bédard

Ce manque de personnel a aussi un impact sur les bulles. «On se retrouve aussi à devoir regrouper des groupes, ce qu’on ne veut pas faire en temps de COVID. Le groupe de première année de Madame Suzanne, on veut qu’il soit seulement avec les mêmes élèves. Là, on doit faire une deuxième bulle chaque jour, ce qui n’est pas l’idéal», a-t-il avoué.

Des solutions envisagées et tentées

Pour le moment, le CSSRN regarde toutes les avenues possibles. Et l’établissement n’a pas lésiné sur les tentatives de solutions: stagiaires contactés, autant au cégep qu’à l’université, chauffeurs d’autobus, appels aux parents, même les élèves du secondaire! «On y a pensé aux élèves du secondaire, mais on leur crée une bulle de plus…On réfléchit à des pistes de solutions. Une chose est sûre, on va devoir prendre une décision bientôt parce qu’on a une obligation légale de l’offrir. C’est possible qu’on doive aller à Québec pour leur dire qu’on ne peut pas offrir le service à l’ensemble des élèves sur l’heure du dîner parce qu’on n’a pas le personnel», a laissé tomber Yves Bédard.

«Ça fait trois fois qu’on fait un appel aux parents en leur demandant, s’ils le peuvent, de faire dîner leurs enfants à la maison. On comprend qu’il y a des réalités familiales, mais, même si c’est un jour par semaine, ce sera un coup de pouce énorme», a-t-il ajouté.

Commentaires

24 octobre 2020

Siham Farrie

Je suis une femme active, j'ai42ans Je suis titulaire d'un baccalauréat J'espère accepter dans cette emploi(surveillante dans les écoles primaires)

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