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22 octobre 2020

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Dix ans d’innovation à l’Institut national des mines

INMQ

©gracieuseté - INMQ

Le conseil d’administration de l’Institut national des mines sous terre chez Eldorado Gold Québec, le 24 septembre 2019.

Depuis 10 ans déjà, l’Institut national des mines du Québec (INMQ) travaille main dans la main avec les entreprises du secteur minier et les différents établissements d’enseignement de la province pour assurer la qualité de la main-d’œuvre de cette industrie qui est toujours en constante évolution.

Instauré à la base en 2010 pour les projets de développement du Nord-du-Québec du gouvernement de l’époque, l’INMQ est devenu un véritable pilier dans le secteur minier, que ce soit pour le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, mais également auprès des minières et des établissements scolaires. 

«Par le biais de recherches, de projets et de conseils, nous veillons à ce que les formations offertes soient à la hauteur des besoins du secteur et qu’elles soient optimisées et toujours à jour», a souligné Jean-François Pressé, PDG de l’INMQ depuis 2018. 

Depuis ses débuts, l’organisme a publié neuf rapports de recherche, un livre, cinq mémoires, cinq portraits et quatre rapports des tendances générales en formation minière. De plus, l’INMQ a mis sur pied cinq projets pilotes. 

«Nous nous devons d’évoluer au même rythme que l’industrie, a précisé M. Pressé. Les capacités et les compétences requises changent constamment, alors il faut nous assurer que tout le monde travaille dans le même sens pour permettre l’évolution du secteur minier.» 

Jean-François Pressé

©gracieuseté - INMQ

Jean-François Pressé, PDG de l’INMQ depuis 2018.

Des projets porteurs 

À l’international, l’INMQ est devenu le porte-parole des formations minières offertes au Québec, où l’organisme démontre l’innovation dont font preuve les différents programmes offerts. 

«Nos formations minières nous font briller à l’international, a assuré Jean-François Pressé. Il faut dire que l’industrie minière, c’est un petit milieu. Et que nos façons de faire sont prisées partout dans le monde. C’est une grande fierté.» 

Depuis ses débuts, l’organisme a pris part à cinq missions, dont la dernière s’est tenue au Maroc en décembre 2019. Les échanges de connaissances, mais aussi la possibilité de recruter de la main-d’œuvre étrangère permettent à l’INMQ de pouvoir faire profiter le Québec de nouveaux travailleurs, mais aussi de permettre à d’autres pays de développer leurs communautés. 

«Au final, c’est un partage de connaissances qui est gagnant pour tout le monde, estime le PDG de l’INMQ. La main-d’œuvre, par exemple, c’est un défi constant et nous travaillons toujours très fort là-dessus.» 

Grâce à sa dernière mission à l’international, l’INMQ a été capable de signer, en mars, une entente de collaboration avec le ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement du Royaume du Maroc lors du congrès de l’Association des prospecteurs et entrepreneurs du Canada (PDAC) à Toronto.

COVID-19 

Ce 10e anniversaire de l’INMQ est également marqué par la pandémie de COVID-19, qui a freiné les établissements d’enseignement et les sociétés minières. Toutefois, la capacité de l’industrie à se relever et revoir ses façons de faire prouve l’efficacité de tous les professionnels impliqués, selon Jean-François Pressé. 

«Que ce soit les enseignants qui ont revu leurs façons de présenter les formations ou les minières qui ont ajusté leurs procédures de santé et sécurité, tous sont rapidement passés à l’action, croit le PDG de l’INMQ. Ça nous a prouvé la volonté de tous les acteurs de ce milieu pour poursuivre le développement du secteur minier.» 

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