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22 octobre 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Sylvain Angers: «On a hâte de jardiner!»

Microproducteur après 2 ans de démarches

Cultures Sylvain Éric Angers

©gracieuseté

Les copropriétaires Sylvain et Éric Angers posent avec les plants mères de leur microculture.

Le 16 octobre dernier, les frères Éric et Sylvain Angers ont vu près de deux ans de travail enfin aboutir, alors que Santé Canada a octroyé une licence de microproducteur de cannabis à leur entreprise, Les Cultures Angers. Ils emboîtent ainsi le pas à MindiCANNA à Amos.

«J’ai parlé de ça à mon frère Éric dans un souper du Jour de l’An, le 31 décembre ou le 1er janvier 2019. Le 2 janvier, j’ai appelé Maxime Guérin, du Groupe SGF, et depuis ce temps-là, on travaille avec lui. MindiCANNA nous a mis en relation avec lui et nous a aussi donné un coup de main en tant que consultant pour répondre aux exigences de Santé Canada, surtout en matière de sécurité», raconte Sylvain Angers, chef jardinier et directeur général de l’entreprise.

Avec son frère Éric, coactionnaire et chef de la sécurité, il travaille à temps plein sur ce projet depuis quelques mois. Ils devaient satisfaire toutes les exigences de Santé Canada avant de demander leur licence de microproducteur. Celle-ci leur permet de produire du cannabis sur 200 mètres carrés de canopées. Ils ont embauché leur frère Michel à temps partiel comme technicien. Il voit à l’implantation du processus de suivi et de traçabilité.

«C’est incroyable comment c’est complexe. On a hâte de jardiner et de s’amuser. Ce bout-là n’est vraiment pas fatigant. C’est tout le côté paperasse. Nous, on voulait se concentrer sur autre chose que le logiciel de suivi et de traçabilité. Alors, pendant qu’on faisait le reste, Michel étudiait ça», explique Sylvain Angers.

«Pratiquement des salles d’opération»

Les Cultures Angers occupent un garage neuf d’environ 3200 pieds carrés sur la rue des Fabricants, dans le secteur industriel près de l’usine de papier journal Résolu à Amos. D’abord destiné à une entreprise de coffrage, il a été converti pour la microculture de cannabis. Des pièces ont été aménagées selon les critères et les normes particulièrement sévères de Santé Canada.

«On a une pièce pour faire des boutures, une autre pour la croissance, des pièces pour la floraison avec des systèmes de ventilation indépendants et des murs et plafonds en plastique alimentaire ainsi que des planchers en époxy alimentaire… ce sont pratiquement des salles d’opération!, image Sylvain Angers.

«Notre mère est horticultrice. On a grandi les mains pas mal dans la terre. J’ai tout le temps aimé ça» - Sylvain Angers

«Avec la bâtisse qu’on a, on devrait pouvoir atteindre de 75 à 80% de la superficie cultivable à notre permis, poursuit-il. C’est aménagé pour rentabiliser tout l’espace. Et le terrain ici nous offre du potentiel de développement. Pour l’instant, on pense être en mesure de tout faire à trois. C’est sûr qu’on aura besoin de plus de monde quand on fera la phase 2. Mais on n’est pas encore rendus là. On va commencer par décoller ce projet-ci.»

D’ici quatre mois

Pour le moment, Les Cultures Angers disposent de quatre de ses six salles de floraison, ce qui lui permettra d’atteindre 30% de sa production autorisée. «On a deux autres grandes salles à faire autoriser par Santé Canada. On attendait d’entrer en production parce que ce sont quand même des coûts importants qu’on doit assumer. Quand ces salles seront prêtes, on devrait tomber à pleine production assez rapidement», estime Sylvain Angers.

L’entreprise se concentrera sur la production de cannabis destiné au marché récréatif. Elle a bon espoir de faire sa première récolte dans quatre mois. «La licence nous permet aussi de produire du cannabis médical, mais c’est plus complexe. Ça demanderait un local et un employé de plus pour la gestion des patients qui viennent chercher leur cannabis. Nous, on va produire et faire sécher le cannabis, pour ensuite le vendre en vrac à un distributeur qui va se charger de l’emballage et de la vente», précise Sylvain Angers.

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