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05 novembre 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Au tour d’Ebox d’entrer dans la danse en Abitibi

Premiers clients dans la région de Val-d’Or

Stephane Racicot Ebox

©gracieuseté - Groupe CNW/Ebox

Stéphane Racicot, de Val-d’Or, premier client de EBOX en Abitibi.

Après Vidéotron, c’est au tour d’Ebox de venir secouer le monopole de Cablevision en Abitibi. L’entreprise québécoise de télécommunications a réalisé ses premiers branchements dans la région de Val-d’Or à la fin du mois d’octobre.

Ebox offre d’abord ses services de téléphonie IP, de télévision IP et d’internet par câble sur les territoires de Val-d’Or, Malartic, Rivière-Héva et Preissac déjà desservis par Cablevision. «On commence par ces villes parce que la construction a été terminée à Val-d’Or en premier. On amène la fibre optique jusqu’à la tête de ligne de Cablevision, pour ensuite utiliser une partie de leurs infrastructures», explique le président-directeur général Jean-Philippe Béïque.

L’entreprise doit procéder aux mêmes travaux à Rouyn-Noranda et à La Sarre pour desservir ces secteurs, toujours sur le réseau de Cablevision. «Les équipes sont en train de poser le tronçon dans le centre-ville de Rouyn-Noranda. À La Sarre aussi. Les demandes de permis ont été faites. Je pense que l’ingénierie est complétée. Ils sont en train de faire la fusion de la fibre optique. C’est une question de semaines pour Rouyn-Noranda. La Sarre suivra un peu plus tard», précise M. Béïque.

Nicole Gauthier Ebox

©gracieuseté - Groupe CNW/Ebox

Nicole Gauthier, deuxième cliente d’EBOX en Abitibi.

Régulariser les prix

Ebox est dans le marché des télécommunications depuis plus de 23 ans et se présente comme étant le plus grand fournisseur indépendant du Québec, avec pas moins de 130 000 clients. L’Abitibi-Témiscamingue demeure l’un des derniers territoires où l’entreprise n’était pas encore présente au Québec.

«Ça fait plusieurs années que la clientèle nous demande de venir en Abitibi pour régulariser un peu les prix. Quand un monopole est en place, les prix ne sont jamais à l’avantage du consommateur. On l’a vu ces dernières années dans votre région; les gens payaient des prix astronomiques pour des services de télécommunications. Je pense que les gens sont vraiment tannés d’être surfacturés. Ça ouvre la porte à un compétiteur comme nous, qui arrivons avec une politique de prix honnête. On est un peu le mouton noir de la télécommunication. On essaie de déstabiliser les gros monopoles», fait valoir le PDG, dont l’entreprise a livré plus d’un débat réglementaire pour devenir fournisseur tierce sur de réseaux existants.

Plus de flexibilité

L’entreprise se montre plutôt agressive à son arrivée dans le marché, offrant notamment des tarifs très compétitifs pour l’accès internet, jusqu’à 50% moins chers pour certains forfaits, et même une vitesse inégalée de 250 Mbit/s à la clientèle résidentielle.

«On suit de très près les besoins des clients. En télévision, notre service est fabriqué au Québec. Tous les feedbacks qu’on reçoit des clients, c’est nous qui contrôlons le cycle de développement de notre produit télé. On est capables de les intégrer rapidement. Les clients peuvent aussi utiliser leur propre équipement, que ce soit pour la télévision ou l’internet, tant que c’est compatible. Ça vient réduire d’autant les coûts pour le client, qui n’a pas à acheter nos équipements», affirme Jean-Philippe Béïque.

 

Amos: pas à court terme

Pour le moment, Ebox limite son déploiement sur le réseau de Cablevision, puisqu’une décision du CRTC a imposé à la filiale de Bell de mettre en place une tarification juste et raisonnable pour l’utilisation de ses infrastructures. Toutefois, le réseau de Cableamos n’est pas assujetti à cette réglementation, puisqu’il s’agit d’un petit joueur indépendant. La situation pourrait néanmoins changer avec l’acquisition imminente du réseau par Vidéotron. «Il faudrait alors se lancer dans un processus avc le CRTC, mais pour l’instant, ce n’est pas dans nos plans. On concentre nos efforts sur les secteurs de Val-d’Or, Rouyn-Noranda et La Sarre», assure le PDG Jean-Philippe Béïque.

 

Tensions avec Cablevision

Ebox ne cache pas que ses relations sont tendues avec Cablevision. «Ils essaient toutes sortes de tactiques pour garder les clients chez eux. Nous sommes d’ailleurs devant le CRTC pour expliquer tous les problèmes qu’on a vécus avec Cablevision, qui selon nous ne joue pas de manière correcte avec la compétition, que ce soit nous ou Vidéotron. Au final, c’est le choix du consommateur qui n’est pas respecté», estime le PDG Jean-Philippe Béïque, qui ne déplore toutefois pas de délais d’installations occasionnés par Cablevision.

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