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12 novembre 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Le CISSS anticipe un nouveau déficit de 30 M $

Attribuable à la main-d’œuvre indépendante

Infirmière

©Depositphotos

En dépit d’une bonification de son financement annuel de 15 millions de dollars, le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue anticipe de nouveau un déficit de 30 M $, attribuable essentiellement à l’utilisation toujours croissante de la main-d’œuvre indépendante.

C’est ce qu’a confirmé l’administratrice Madeleine Paquin, qui siège au comité de vérification, lors de l’assemblée virtuelle du conseil d’administration du CISSS, le 12 novembre dernier. Le déficit pour l’exercice qui se terminera le 31 mars s’élevait déjà à plus de 17 M $ au 12 septembre.

«Il faut comprendre que le 15 M $ récurrent offert dans le budget passé correspondait à la reconnaissance d’une réalité régionale particulière et c’est effectivement le cas. Nous avons des coûts à assumer dans la région que d’autres n’ont pas», a tenu à préciser la présidente-directrice générale Caroline Roy, lors de la période de questions réservée aux médias.

Une main-d’œuvre coûteuse

Toujours selon la PDG du CISSS, le déficit projeté est surtout sinon exclusivement attribuable à la main-d’œuvre indépendante provenant d’agences privées à laquelle l’établissement doit faire appel pour faire face à la pénurie d’infirmières, infirmières auxiliaires et préposés aux bénéficiaires qui l’accable.

«Les coûts en main-d’œuvre indépendante, qui étaient de tout près de 40 M $ l’an passé, devraient atteindre 50 M $ cette année. Ils sont assumés à même nos coûts d’opération. Si on n’avait pas ces coûts-là, si l’ensemble de cette main-d’œuvre était formée de nos employés à des taux réguliers, avec un peu de temps supplémentaire comme on en a présentement, on serait même en surplus par rapport à ce qu’on anticipe dans nos prévisions budgétaires. Donc, ce déficit est réellement exclusivement associé à la main-d’œuvre indépendante», assure Caroline Roy.

Un bond phénoménal

Il faut dire que l’appel à la main-d’œuvre indépendante a fait un bond phénoménal au CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue depuis 2018. Selon les chiffres dévoilés par Sylvie Latulipe, directrice des ressources humaines, le taux d’heures travaillées par cette main-d’œuvre est passé de 3,43 à 12,65% chez les infirmières.

La hausse est encore plus marquée chez les infirmières auxiliaires, les préposés aux bénéficiaires et les auxiliaires aux services de santé et sociaux, où le taux est passé de 1,96% en 2018 à 18,53% en 2020. Le CISSS espère avoir moins recours à cette main-d’œuvre indépendante avec l’arrivée des nouvelles préposées aux bénéficiaires formées ces derniers mois.

Par ailleurs, Caroline Roy a expliqué que le CISSS bénéficiait actuellement de l’arrêté ministériel émis pendant la période d’état d’urgence sanitaire qui l’aide à baliser les conditions de travail et la rémunération, en fixant notamment des plafonds aux nouveaux contrats. «Il est demandé par les établissements de poursuivre l’application de cet arrêté, peut-être d’une façon différente, au-delà de la pandémie. Ça permettrait d’éviter une surenchère au niveau provincial», a-t-elle fait valoir.

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