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13 novembre 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Cancérologie: du retard pour plus de performance

L’IRM régional ouvrira en avril à Amos

AB-Cancérologie2

©Photo CISSSAT/ Trame Architecture+Paysage

Le Centre de cancérologie ouvrira en septembre au lieu d’en juillet 2021.

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue a choisi de retarder de deux mois l’ouverture du Centre de cancérologie à Rouyn-Noranda afin de le doter d’un équipement plus performant. Au lieu de juillet, il accueillera ses premiers patients en septembre.

C’est ce qu’a expliqué Marc Bergeron, adjoint au directeur des services techniques et logistiques, lors de l’état d’avancement des différents projets d’infrastructures menés de front par le CISSS qu’il a livré aux membres du conseil d’administration, le 12 novembre.

L’appareil devait originalement être livré le 30 novembre, mais le CISSS l’a repoussé au 12 février. «Au CISSS-AT, on a une vision à long terme. Ce qui se produit, c’est qu’une nouvelle technologie vient de sortir au niveau des accélérateurs. Elle n’était pas disponible quand on a acheté l’appareil. Mais tous les professionnels nous disent que tout le monde va aller vers cette technologie. Ça augmente beaucoup le rendement de la machine, le rendement des tests. Si on ne l’intègre pas tout de suite dans les travaux, l’année prochaine, c’est sûr qu’on va vouloir acheter l’option, et là, je vais devoir refermer le centre pour au moins trois mois. Ça ne fait aucun sens», a déclaré M. Bergeron.

Les nouveaux délais de livraison permettront au CISSS d’effectuer les travaux nécessaires pour accueillir le nouvel appareil. Les travaux pourront ainsi se terminer comme prévu en juin, mais comme la formation de six mois du personnel débutera plus tard que prévu, l’ouverture prévue en juillet est repoussée au mois de septembre. Il s’agit d’un projet de 25 M $.

L’IRM en avril

L’appareil fixe d’imagerie à résonance magnétique (IRM) régional devrait quant à lui accueillir effectuer ses premiers examens vers le 5 avril, à l’hôpital d’Amos. Si la livraison de l’appareil avait été prévue pour le début de janvier, elle a finalement été repoussée au 17 février.

«On a voulu se donner un peu de marge, surtout en raison du COVID. Il faut comprendre que l’appareil va arriver plein d’hélium. Pour ne pas que l’hélium s’évapore, on doit maintenir l’appareil à -270 degrés. S’il dépasse 48 heures de livraison, il perd un pourcentage d’hélium toutes les heures. Si on perd plus de 25%, la facture pour ajouter de l’hélium est d’au minimum 100 000 $. On doit être prêts quand l’appareil va arriver. Une fois qu’il sera livré, il nous restera des travaux à réaliser. L’appareil doit passer par le mur, parce qu’il ne passe pas par les portes. Les travaux seront terminés le 26 mars. La fin de la formation du personnel est prévue le 1er avril, donc l’ouverture pourra se faire le 5 avril. Ce n’est pas un échéancier optimiste, mais très réaliste. On va tout faire pour le respecter», a assuré Marc Bergeron, qui n’entrevoit pas de dépassement de coûts majeur.

 
IRM Amos

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Les travaux sont bien avancés pour permettre à l'hôpital d'Amos d'accueillir l'appareil d'imagerie à résonance magnétique fixe.

 

Léger report du CSA à Rouyn-Noranda

Faute de ressources suffisantes pour assurer le suivi du projet, le CISSS a décidé de reporter le début des travaux pour le Centre de soins ambulatoires de Rouyn-Noranda en janvier. «Il faut comprendre que le chantier sera près de l’entrée principale de l’hôpital et qu’on a beaucoup de projets urgents à régler avant les Fêtes. On a décidé de reporter le projet conjointement avec l’entrepreneur (Construction Martel)», a indiqué Marc Bergeron. Le financement autorisé du projet est de 3,2 M $ et la soumission retenue est de près de 3 M $, ce qui laisse une faible marge de manœuvre.

 

En réflexion à Ville-Marie

Après avoir perdu plus de deux mois en raison de la COVID, le projet de réfection du Centre santé à Ville-Marie se retrouve dans l’impasse pour le lot 3, qui concerne l’aménagement de la clinique externe dans l’urgence actuelle qui sera libérée. «On avait prévu utiliser l’enveloppe de risques, mais le Ministère nous a annoncé que ce ne serait pas possible. Donc, soit on le fait avec notre enveloppe PCFI (plan de conservation et fonctionnalité immobilière) sur 2 ou 3 ans ou qu’on redemande un budget particulier. On prévoit terminer le lot 2 en juin et a ce moment-là, il faudra avoir pris une décision. C’est un irritant, mais on a les trois quarts du projet de faits, alors si le Ministère ne peut pas nous aider, on va s’organiser pour finaliser les travaux à l’interne», a fait valoir Marc Bergeron.

 

Zones grises au CHSLD de Macamic

Le projet du CHSLD de Macamic, qui a obtenu une autorisation d’évaluation immobilière conjointement avec la Société québécoise des infrastructures pour 82 lits sur le programme des maisons des aînés et 14 lits de santé mentale et déficience intellectuelle, se retrouve dans une zone grise. Les 14 lits font en sorte que le projet ne peut entièrement se faire sous le programme des maisons des aînés. «Le Ministère nous dit qu’avant de continuer l’exercice immobilier, on doit produire un programme fonctionnel global. Les 14 lits font en sorte qu’il y a beaucoup de zones grises», a expliqué Marc Bergeron. Le projet prend donc un peu de retard. D’abord prévues en février, l’estimation et la solution immobilière iront à la fin mars. «On est encore optimistes, mais là, c’est sûr qu’on a des nuages un petit peu au-dessus de la tête», a imagé M. Bergeron.

 

CSA La Sarre: beaucoup plus cher

Mauvaise nouvelle du côté du projet de centre de soins ambulatoires à La Sarre. Alors que le financement attaché pour le projet est de 1,8 M $, l’estimation des coûts s’élève finalement à 5 M $. «On essaie déjà de rationaliser le projet, on va voir ce qu’on peut enlever, mais en même temps, il faut le garder aux normes et fonctionnel. On continue les plans et si le projet continue sur sa lancée, le financement additionnel de 3,5 M $ aura un impact évident sur tous nos projets à réaliser en 2020-2021. Les projets sortent hauts ces temps-ci. On est en train de prioriser pour réaliser les bons projets», a fait savoir Marc Bergeron.

 

Clair Foyer sur la glace

La mise aux normes de l’unité Gagnon à Clair Foyer, à Amos, est sur la glace. Après avoir fait la réfection de trois chambres, il en reste sept à faire en plus des corridors et l’aire de vie. «On a une seule technicienne à Amos et elle est prise dans le réaménagement de l’entrée à l’hôpital, la clinique externe, la salle d’attente… Il y a aussi des projets d’imagerie, les appareils sont en fin de vie. On vient d’en faire un, il faut en faire un autre. Et on a une infiltration d’eau dans les murs qu’on est en train de régler. Il a donc fallu repousser Clair Foyer en janvier ou février. S’il faut régler des urgences, on le fera à taux horaire. Mais c’est un projet de 400 000 $ à 500 000 $, alors on ne peut pas tout le faire à taux horaire», a indiqué Marc Bergeron.

 

Trois maisons des aînés

Trois projets de maison des aînés sont en élaboration en parallèle sur le territoire. Ceux de Rouyn-Noranda et Val-d’Or sont menés par la Société québécoise des infrastructures et le ministère de la Santé. À Rouyn-Noranda, le terrain retenu est contaminé, ce qui occasionne des retards et un dépassement budgétaire de 2 M $. Les plans devraient être prêts à temps pour lancer l’appel d’offres en janvier et amorcer la construction en mai. À Val-d’Or, où le projet est identique, la maison sera construite sur un terrain du CISSS, ce qui écarte le problème de la contamination. Le projet devrait coûter 500 000 $ à 800 000 $ de moins, mais présente quand même des dépassements budgétaires. Pendant ce temps, le CISSS fait cheminer le projet de Palmarolle, bien qu’il ne fasse pas partie des 46 projets autorisés par Québec. «On finirait les plans et devis pour mars, mais le début de la construction n’irait pas avant août», a affirmé Marc Bergeron.

 

Dépassement au GMFU de Val-d’Or

Du côté du GMF-U de Val-d’Or, le projet est en dépassement de 20% sur l’estimation de 10 M $ qui remonte à 2018. «On est à 11 ou 11,5 M $. Le Ministère nous a dit que si on ramenait le projet à 10% de plus que notre estimé préliminaire, on était en business. On est à regarder ça», a indiqué Marc Bergeron. Si le Conseil du Trésor donne son aval au projet, qui sera déposé à la mi-décembre, le CISSS croit être en mesure d’aller en appel d’offres en avril pour commencer la construction en mai. L’an dernier, le CISSS espérait débuter la construction ce mois-ci.

 

 

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