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17 novembre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Donovan Arsenault: une famille qui vit pour le hockey

Le joueur de 16 ans fait déjà sa marque avec les Huskies

Donovan Arsenault Huskies Rouyn-Noranda

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Donovan Arsenault a grandi dans une famille où le hockey coule dans les veines de tout le monde.

Donovan Arsenault est débarqué à Rouyn-Noranda sans complexe. Son frère, Jacob, avait disputé quelques saisons dans la LHJMQ. Il avait passé l’été à s’entraîner avec lui et son père, Brian, propriétaire d’un centre d’entraînement dans sa ville natale. Bref, dans le sang des Arsenault, le hockey y coule.

Ayant deux frères plus vieux, un frère plus jeune et une sœur plus jeune, Donovan Arsenault a grandi dans une famille où l’esprit de compétition est omniprésent. «Ça ne fait aucune différence à quoi on joue: que ce soit avec des mini bâtons de hockey ou au ping-pong, on est toujours compétitifs et on se pousse entre nous à faire toujours mieux. Et il y a quelques occasions où c’est devenu un peu hors de contrôle», a-t-il lancé, sourire en coin.

L’an dernier, alors qu’Austin et Donovan évoluaient sur le même trio avec le Wild de Kensington, Jacob patrouillait la ligne bleue des Western Capitals de Summerside. «Le matin, les deux contre un et les un contre un étaient assez compétitifs. Ces moments m’ont aidé à me développer comme joueur de hockey et ça me manque», a indiqué Donovan Arsenault.

Une entreprise familiale

À Richmond, sa famille possède un centre d’entraînement, Rte. 2 Success. «On a terminé des rénovations sur un vieil aréna dans notre ville cet été. Il y avait déjà eu quelques petites rénovations avant celles-là. Ce n’était pas aussi gros, ce qui permettait d’avoir des entraînements. On avait de belles installations, mais ils voulaient améliorer les choses, donc mon père a investi. L’été prochain, je pourrai y continuer mon développement comme joueur de hockey», a raconté l’attaquant de la meute.

Son père et son frère Jacob y sont des entraîneurs certifiés. Et Donovan Arsenault a peaufiné sa préparation avec eux cette année. «Pour moi, une de mes faiblesses était le cardio. Au lieu de prendre de la masse musculaire, ils m’ont fait travailler sur ce point. J’avais beaucoup d’entraînements avec de nombreuses répétitions et beaucoup de mouvements», a-t-il expliqué.

Son père, ancien hockeyeur, a évolué pour les Western Capitals de Summerside dans sa jeunesse. Donovan Arsenault se considère privilégié.

«Je suis heureux d’avoir un père qui a mes succès à cœur. Il savait que j’aimais ça et il m’a aidé à poursuivre ce rêve. Tu te lèves tôt le matin et ton père vient avec toi pour tirer des rondelles. Quand tu es jeune, tu veux rester au lit. Mais maintenant que je suis plus vieux, je vois toutes les petites choses qu’il a faites pour m’aider et j’en suis reconnaissant» - Donovan Arsenault

Dans une ville francophone

Lors du repêchage, l’attaquant de 6 pieds 2 pouces et 195 livres a vécu un beau moment en famille. «J’étais assis sur le sofa, un peu anxieux. Je n’étais sûr quand j’allais sortir, étant donné qu’on m’avait dit différentes choses. Quand j’ai vu mon nom apparaître, j’étais soulagé. J’étais heureux d’appartenir aux Huskies», a-t-il souligné.

Malgré tout, pour un unilingue anglophone, être sélectionné au Québec peut faire peur un peu. Son frère Jacob, qui avait évolué à Sherbrooke, l’a cependant rassuré. «J’étais un peu nerveux parce que j’allais dans une ville francophone, mais il m’a dit de ne pas m’inquiéter, que tout le monde était en mesure de parler l’anglais et que j’allais m’ajuster», a-t-il évoqué.

Et c’est ce qui est arrivé. «J’aime ça ici. C’est vrai que j’ai eu besoin de m’adapter parce que je suis anglophone. Mais j’avais déjà pris des cours d’immersion française durant mon parcours scolaire, ce qui fait que je suis en mesure de comprendre ce qu’on dit la majorité du temps», a-t-il fait savoir.

Par contre, il faudra possiblement quelques longs mois avant que le natif de l’Île-du-Prince-Édouard ne goûte vraiment à l’ambiance rouynorandienne. «De ce que j’ai entendu, des vétérans et de ma famille de pension, l’aréna devient assez ʺcrazyʺ quand il y a des partisans. En plus, j’aime être un gars énergique qui fait lever la foule. Je sais que, cette année, c’est décevant de ne pas avoir les partisans avec nous. J’ai hâte aux futures saisons pour vivre ça, étant donné que la base de partisans est assez impressionnante. J’espère qu’on va aider à remplir la ʺbarnʺ», a-t-il lancé.

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