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18 novembre 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Un parc à neige bonifié et plus sécuritaire au Mont-Vidéo

Bénévoles et commanditaires mobilisés

Mont Vidéo parc à neige travaux

©gracieuseté

Mathieu Chevrier a pris une photo du chantier sur laquelle on peut voir ses co-instigateurs Alexandre Mercier et William Massé.

Une véritable corvée bénévole appuyée par une vingtaine de commanditaires a permis de bonifier et de rendre plus sécuritaire le parc à neige du Mont-Vidéo.

Cette vaste mobilisation a eu lieu sur trois jours, du vendredi 6 novembre au dimanche 8 novembre, au centre de plein air de Barraute. «On parle de plus de 127 000 $ en commandites et de plus de 25 bénévoles. C’était une véritable fourmilière ici», affirme Mathieu Chevrier, membre du conseil d’administration de la Corporation du Mont-Vidéo et l’un des trois maîtres d’œuvre de ce projet avec Alexandre Mercier et William Massé, qui était l’un des instigateurs du parc à neige en 2007.

«Ça faisait quelques années qu’on s’en parlait tous les trois, mais c’est vraiment cette année que tout s’est mis en branle. Et on a eu peur que ça tombe à l’eau avec la pandémie. Mais là, le gros des travaux est fait. Il reste juste du fignolage à faire. Nous sommes très fiers. On a réussi. On a reçu beaucoup plus que ce à quoi on s’attendait. Ce fut un beau travail d’équipe avec tout le monde», se réjouit-il.

Mont Vidéo parc à neige travaux

©gracieuseté

La sécurité

L’imposant chantier avait d’abord pour but de refaire les sauts pour les rendre plus sécuritaires. «Pour cela, il fallait grossir les bosses pour avoir plus d’angle à l’atterrissage, ce qui réduit la force de l’impact. On glisse plus qu’on ne frappe. Quand on le fait avec de la neige artificielle, ça coûte trop cher et on a de la misère à avoir un saut qui a des dimensions adéquates avant la fin de janvier. Là, il suffira de deux pieds de neige naturelle ou artificielle et on sera prêts à opérer», fait valoir Mathieu Chevrier.

Difficile d’évaluer l’économie que réalisera le Mont-Vidéo avec ces travaux, mais il est clair qu’il lui faudra produire beaucoup moins de neige que par le passé. De plus, le parc à neige pourra ouvrir plus tôt dans la saison. «Avec les travaux qu’on a réalisés, je m’attends à ce que ce soit la première piste à ouvrir. Il y avait beaucoup de crevasses, de criques et de trous. On les a refermés tant qu’à avoir la machinerie sur place. En a empierré une grosse cavité dans la roche en bas du pitch dans la Senneterre. Le haut de la piste est rendu plat. La seule chose qui manque, c’est un ensemencement pour freiner l’érosion. Mais on a monté au moins 5000 mètres cubes de matériel dans la piste. C’est au moins ça de moins à produire en neige artificielle», souligne l’administrateur.

 

«On n’avait plus besoin de demander, ce sont les gens qui s’offraient. C’est signe que c’était désiré et accepté» - Mathieu Chevrier

Plus d’achalandage

Le projet prévoit aussi le remplacement de modules brisés ou carrément disparus. «On parle de 12 modules neufs. William commandite les métaux avec son entreprise et des compagnies de soudure vont les assembler pour nous. On va se retrouver avec un parc à neige de calibre, qui n’aura rien à envier à la plupart des parcs à neige au Québec», estime Mathieu Chevrier, qui avait aussi apporté des améliorations au site avec Alexandre Mercier la saison dernière.

Le fait de revamper le parc à neige et lui redonner ses lettres de noblesse devrait aussi avoir un effet positif sur l’achalandage du centre de ski. «Ça attire les jeunes skieurs et planchistes, qui entraînent leurs parents au Mont-Vidéo. Le parc est très bien situé, on peut voir leurs acrobaties de partout. Les moniteurs utilisent la piste parce qu’elle a un bon dénivelé. Et là, les buttes seront suffisamment grosses pour que les skieurs puissent aussi l’utiliser sans faire des acrobaties. Je dirais que de 30 à 40% de nos skieurs passent dans le parc», calcule Mathieu Chevrier.

 

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