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28 novembre 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Environnement et acceptabilité sociale, des incontournables

Les investisseurs ne misent plus uniquement sur la valeur d’un projet pour accorder du financement

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©Newmont Mine Éléonore

Le respect et la mise en valeur du territoire et de la culture des Premières Nations fait partie des éléments désormais évalués par les investisseurs. Ils sont cependant difficiles à quantifier. Sur la photo, un site culturel cri à la mine Éléonore, en Jamésie.

Si la valeur potentielle demeure un élément crucial chez les investisseurs lorsque vient le temps d’évaluer un projet minier, les volets environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) occupent une place de plus en plus importante, dont les sociétés n’ont plus le choix de tenir compte lors de leur quête de financement.

Dans le cadre du congrès Xplor 2020 de l’Association de l’exploration minière du Québec, trois intervenants du monde financier ont exposé les tendances de l’investissement minier au Québec. En matière d’environnement, tous ont souligné que, bien que la gestion des écosystèmes et des résidus demeure un élément important, le volet des changements climatiques se hisse désormais en tête de peloton dans les préoccupations.

Un critère majeur

«Les efforts en matière de réduction de gaz à effet de serre sont un critère majeur, a indiqué Stephen Poitras, directeur des investissements à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Plusieurs sociétés travaillent fort en ce sens. Je pense notamment à Agnico Eagle et Kirkland Lake Gold. C’est juste que tous doivent se mettre au pas. C’est devenu un incontournable. Certaines sociétés visent même à présent la carboneutralité à long terme.»

Amyot Choquette, a signalé qu’en 2019, 86 projets proposés par les mines pour utiliser ou développer des énergies propres et renouvelables avaient été supportés par Ressources Québec, dont il est le directeur principal du secteur mines. «Il y avait notamment des projets d’électrification des transports, de réduction des gaz à effet de serre et d’efficacité énergétique», a-t-il mentionné.

Volets difficiles à quantifier

Selon les trois intervenants, les aspects social et de gouvernance sont encore plus importants dans l’évaluation de projets miniers, mais leur quantification est plus ardue à établir. «On peut indiquer vouloir respecter le territoire et la culture d’une Première Nation qui sera affectée par notre projet, mais c’est plus compliqué d’établir une cible concrète à atteindre que, par exemple, dire que telle technologie va nous éviter d’émettre 50 tonnes de gaz à effet de serre chaque année», a fait observer Janice Noronha, associée chez PwC Canada.

L’acceptabilité sociale est un autre aspect qui demeure difficile à évaluer puisque, contrairement à une idée répandue, celle-ci ne consiste pas à s’assurer que le projet obtient l’autorisation des communautés locales concernées, mais plutôt à garantir un partage équitable des bénéfices. «On parle aussi à présent de soutenabilité, soit de faire les choses pour que les bénéfices perdurent après la fermeture des mines», a précisé Stephen Poitras.

«C’est une chose que de mettre de l’avant une mesure. C’en est une autre de le prouver concrètement. Et c’est ce qui est le plus important», a fait valoir Janice Noronha.

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