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30 novembre 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Les paramédics insatisfaits de la réponse du CISSS-AT

Horaires de faction à Amos et Malartic

Paramédics ambulance ambulanciers

©Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec est insatisfait et s’indigne de la réponse du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue dans le dossier de la desserte ambulancière d’Amos et de Malartic.

 

Dans une lettre ouverte envoyée aux médias le 23 novembre, le syndicat affilié à la CSN sollicitait une rencontre d’urgence avec le CISSS afin de mettre en commun les données dont dispose chacune des organisations quant à la charge de travail des paramédics sur ces deux territoires. Le syndicat tente de faire valoir que tout est en place pour justifier la l’abolition des horaires de faction pour les remplacer par des horaires à l’heure à Amos et Malartic.

Or, cette rencontre n’aura pas lieu, selon la réponse écrite de la présidente-directrice générale Caroline Roy, qui rappelle que les travaux d’analyse des charges de travail pour la dernière année dans toutes les zones de la région ont été effectués en octobre, puis les résultats ont été transmis au Ministère.

«Malheureusement, notre organisation ne peut déterminer et modifier les critères du calcul des charges de travail selon le contexte particulier de notre région, cet élément est encadré par le MSSS. De plus, soyez certain que nous assurons les liens essentiels et transparents avec nos partenaires du pré hospitaliers en région dans le but de maintenir et d’améliorer l’offre de service à la population de notre région», écrit-elle.

«Une insulte grave»

Cette fin de non-recevoir ne satisfait en aucun point le président du Syndicat, Félix-Antoine Lafleur, qui dénonce l’inaction du CISSS dans ce dossier. «Dans sa réponse transmise hier (25 novembre), la haute direction refuse encore une rencontre avec les représentants du préhospitalier de la région. Ce refus cavalier d’impliquer les paramédics dans la démarche de conversion des horaires, eux qui possèdent pourtant une connaissance indiscutable de la réalité du terrain, est une insulte grave qui ne restera pas sans réponse», lance-t-il.

M. Lafleur va encore plus loin en insistant sur le fait que son syndicat n’a aucunement l’intention de modifier les critères, mais exige simplement que ceux-ci soient respectés. «Les paramédics sont des travailleuses et travailleurs dévoués au bien-être de leurs patients, mais en ne leur donnant pas les outils nécessaires à l’accomplissement optimal de leur métier, les décideurs mettent sur nos épaules une charge mentale incommensurable. Lors de ces deux dernières visites chez nous, nous en avons fait part au premier ministre ainsi qu’aux députés des secteurs visés, il est temps pour eux d’intervenir concrètement en faveur d’une meilleure desserte. Dans le cas contraire, ce sera à eux maintenant de porter le fardeau des souffrances inutiles des patients et patientes et de leurs familles», insiste Félix-Antoine Lafleur.

 

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