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21 décembre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Xavier Bouchard: grandir dans le hockey junior

Les hauts et les bas d’un parcours junior

Xavier Bouchard

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le défenseur Xavier Bouchard est de retour à Rouyn-Noranda, un peu où tout a commencé pour lui.

Obtenu cet été par les Huskies, Xavier Bouchard est un peu rentré à la maison. Ayant évolué pour les Citadelles midget espoir de Rouyn-Noranda et les Forestiers d’Amos dans son parcours, le fils de l’ancien pilote de la meute revient sur un parcours junior qui a été ponctué de quelques péripéties. 

Pour le défenseur de 20 ans, Rouyn-Noranda a toujours été un endroit spécial. Quand il a appris son échange vers la Capitale du Cuivre, Xavier Bouchard avait un sourire en coin. 

«C’était spécial. J’ai vécu du bon temps au Cap-Breton, mais revenir à Rouyn-Noranda, c’était un peu comme retourner à la maison. J’aime la ville. J’y ai beaucoup de connaissances. Je pense que ça faisait du sens et que c’était un bon fit. J’ai toujours eu l’impression que j’allais finir ma carrière ici», a-t-il confié. 

Un périple raccourci 

La crise sanitaire a aussi eu un impact sur le défenseur. L’an dernier, il est passé du Drakkar de Baie-Comeau aux Eagles du Cap-Breton. Avec la formation de la Nouvelle-Écosse, prétendante au titre, tous les espoirs étaient permis. Malheureusement, la COVID-19 a mis abruptement fin à la saison de la LHJMQ. 

«C’est dur de vivre ça. Ça reste une situation sans précédent. Les équipes sont allées all-in. C’était dur de prévoir ce qui allait arriver. Je pense qu’il faut l’accepter, mais ça prouve vraiment qu’il faut savourer chaque moment dans le junior. Quand tu as une chance de gagner, tu dois en profiter, peu importe si tu as une bonne équipe ou non. Dans le fond, ce qui est arrivé, c’est la vie», a-t-il philosophé. 

Il faut dire que ce n’était pas la première déception de Xavier Bouchard en séries. Deux ans auparavant, alors que le Drakkar avait les yeux sur les grands honneurs, lors de la saison 2018-2019, la formation de la Côte-Nord a été surprise par les Wildcats de Moncton. «Ça m’a fait plus mal quand on a perdu avec Baie-Comeau lorsque j’avais 18 ans. On a perdu en sept parties contre Moncton après avoir terminé au troisième rang. J’avais été repêché par eux. On avait construit pour cette année-là. On a travaillé pour ce moment-là. Ça a vraiment été dur d’accepter la défaite. On avait tous grandi ensemble. On n’a pas performé au bon moment», a-t-il exposé. 

«Au Cap-Breton, on voulait gagner. Mais ça reste que c’est plus facile à accepter en raison de la situation et à tourner la page», a-t-il ajouté. 

La pression de Baie-Comeau 

Xavier Bouchard a aussi connu des hauts et des bas. Après une première saison où il a démontré ses habiletés avec une récolte de 34 points en 63 parties, la guigne de la deuxième année a frappé. Dans une saison plus difficile, la pression est devenue forte sur le hockeyeur, alors âgé de 17 ans. 

«Ça me relance dans mes souvenirs. À 20 ans, quand je regarde ce que j’ai fait à 17 ans, je vois les choses différemment. Mentalement, je n’avais pas connu une bonne saison. Il y avait beaucoup de distraction. Je pense que je me suis laissé affecter», a-t-il avoué. 

Une claque au visage 

Malgré cela, il a tout de même été choisi en 6e ronde par les Golden Knights de Las Vegas. Malheureusement, cet été, les choses ont pris une autre tournure, alors que l’équipe de la Capitale du Vice ne lui a pas offert de contrat. «Ç’a été une claque dans la face. J’ai toujours eu de bons feedbacks de Vegas. Quand le staff me l’a annoncé, j’ai été surpris. Plus tard, j’ai compris et accepté leur décision», a expliqué Xavier Bouchard. 

«J’ai été chanceux de participer à deux camps, où j’ai pu travailler avec eux. J’ai développé mes habiletés. Je n’ai jamais été mis de côté», a-t-il ajouté. 

Le hockeyeur originaire de Trois-Rivières est cependant philosophe sur cette déception.

«C’est difficile de signer un contrat professionnel. Il y a beaucoup de choses qui entrent en ligne de compte, dont le timing. Il y a des choses que j’aurais pu faire de façon différente. C’est à moi de faire ma place. En même temps, la ligne est tellement mince. Les équipes ont 50 contrats et elles ne les donnent pas comme des boîtes de céréales» - Xavier Bouchard

Malgré tout, la saison écourtée de l’an dernier a aussi empêché le défenseur de démontrer son talent lors des séries, alors qu’il roulait pratiquement à un point par match avec les Eagles. «Mon séjour au Cap-Breton s’est bien déroulé. C’est dur de dire ce qui aurait pu se passer si on avait fait un bout de chemin. Historiquement, on sait que plus tu te rends loin, plus tu as de visibilité», a-t-il admis. 

Et maintenant, que réserve l’avenir pour Xavier Bouchard? «C’est dur de regarder vers le futur. Il y a tellement de choses incertaines présentement. Je me concentre sur le prochain jour», a-t-il mentionné. 

Année spéciale 

Portant maintenant le numéro 20 avec la meute, Xavier Bouchard est conscient de vivre une année spéciale. «Notre mentalité a beaucoup changé depuis le début de la saison. On pensait jouer 60 parties juste dans notre division. Maintenant, ce n’est plus certain. Il faut vraiment se concentrer au jour le jour. On apprend à vivre avec l’incertitude et à en profiter quand on embarque sur la glace. On a la chance de jouer. Ça pourrait être pire», a-t-il indiqué. 

«Sur le plan hockey, ça se passe bien, a-t-il enchaîné. On a quand même un bon début de saison. On a une jeune équipe, mais on est en mesure d’être compétitifs à chaque match.» 

Étant l’un des rares vétérans au sein de l’alignement de la meute, le rôle de Xavier Bouchard est important, alors qu’il doit ouvrir la voie aux jeunes loups. «Ce n’est pas tant nouveau comme rôle. J’ai toujours essayé de donner l’exemple, autant sur glace que hors glace. C’est sûr que c’est plus le cas cette année», a-t-il fait valoir. 

La formation rouynorandienne a aussi dû apprendre rapidement. En raison de l’évolution de la crise sanitaire, les Huskies ont souvent retrouvé sur leur route les Foreurs, une des meilleures formations cette année dans la LHJMQ. «Je crois que jouer contre eux nous a aidé à développer nos jeunes. Ils ont de l’expérience, et ce sont des matchs plus difficiles. Ça nous force à travailler. Je pense qu’on est satisfaits de notre cheminement et de notre jeu. On est vraiment rendus une équipe. Je crois que ça augure bien pour la suite des choses. On respecte l’identité des Huskies», a signalé Xavier Bouchard. 

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