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01 janvier 2021

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Le Rotary d’Amos engagé dans l’éradication de la polio

L’Afrique libérée de la maladie depuis août

Club Rotary Amos polio

©gracieuseté

Lors de leur voyage au Togo en 2006, les Rotariens Pierre Barrette, Robert Nault, Félix Gaillard, François Sills et Christian Leblanc ont aussi pu voir des puits réalisés avec l’appui financier de la Fondation du Rotary.

Depuis environ 35 ans, le club Rotary d’Amos est engagé dans l’éradication de la poliomyélite. Des gains importants ont été réalisés, dont la libération de l’Afrique de cette maladie paralysante qui s’attaque surtout aux enfants de 0 à 5 ans, le 25 août dernier.

Évidemment, le club amossois n’œuvre pas seul dans ce combat, mais avec les 30 000 autres clubs Rotary dans le monde ainsi de nombreux partenaires, dont l’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF et la Fondation Bill & Melinda Gates. Via leur programme PolioPlus, les Rotariens ont consacré plus de 2,1 milliards $ et un nombre incalculable d’heures de bénévolat pour protéger 2,5 milliards d’enfants dans 122 pays.

«En tant que membre du Rotary International, le club d’Amos a fait certaines collectes de fonds spécifiques par le passé, mais sinon, il y a une part de nos cotisations qu’on envoie au Rotary International qui sert à ça. Donc à la base, c’est surtout l’argent des membres. Par exemple, on avait un système d’amendes au sein du club et on pouvait décider une année d’envoyer l’argent au programme Polio Plus», explique Christian Leblanc.

Toujours vacciner

En 1988, il y avait 350 000 enfants atteints de la polio dans 125 pays. En 2019, la maladie était éliminée à 99,9%. Il ne resterait plus qu’environ un millier de cas en Afghanistan et au Pakistan. L’insécurité politique, des populations très mobiles, l’isolement géographique et la désinformation rendent la vaccination difficile dans ces deux pays.

«Tant et aussi longtemps que la polio n’est pas complètement éliminée, il faut continuer à vacciner massivement les enfants, parce que le virus se déplace avec les gens, un peu comme la COVID. Si on arrêtait de vacciner les enfants, dans dix ans, il y en aurait 200 000 par année qui seraient infectés par la polio. Avant qu’un pays soit déclaré polio free, il faut que ça fasse trois ans qu’il n’y a pas eu de cas déclarés», souligne Claude Hubert, président du club Rotary d’Amos.

 

«On est dans la phase où, comme on dit, il faut finir la job»» - Christian Leblanc

Constater de visu

En 2006, cinq membres du club d’Amos sont allés constater de visu la vaccination massive des enfants dans le nord du Togo: Pierre Barrette, Félix Gaillard, Christian Leblanc, Robert Nault et François Sills. «On est allé voir comment ça se déroulait et participer, nous aussi, à la vaccination. Il est important de préciser que ces voyages sont toujours à nos frais. Tout l’argent recueilli par les clubs Rotary est redistribué en dons», insiste François Sills.

«Le voyage nous a ouvert les yeux sur ce qui se faisait à l’international et a fait de nous des ambassadeurs pour cette cause. Plus personne ne connaît la polio ici au Canada. Je pense que le dernier cas remonte à 1977 ici. Mais avant la découverte du vaccin (1955), on avait entre 5000 et 6000 cas par année au Canada», rappelle Félix Gaillard.

Une lutte à finir

Pour les membres du Rotary d’Amos, l’éradication de ce virus qui rend les enfants handicapés est une lutte à finir. Le Rotary International continue d’y consacrer 50 M $ par année.

«Éradiquer la polio permet d’améliorer des vies. Il y a 16 millions de personnes aujourd’hui qui marchent et qui auraient pu être paralysées. Les réseaux de surveillance de la polio et les campagnes de vaccination permettent aussi de contrôler d’autres problèmes de santé infantile dans certains pays. Sur le plan économique, l’éradication permettrait d’économiser entre 40 et 50 milliards en frais de santé sur les 20 prochaines années. Et puis ce sera l’une des plus grandes réalisations de santé publique de l’Histoire. La polio sera la deuxième maladie humaine à être éliminée après la variole», fait valoir Claude Hubert.

 

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