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06 janvier 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Réussite: la situation se dégrade à Rouyn-Noranda

Le taux de diplomation et de qualification est passé de 67,2 % à 62,9 %

Anne-Frederique Karsenti Yves Bédard

©Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

S’il reconnaît les problèmes, Yves Bédard, photographié ici en compagnie d’Anne-Frédérique Karsenti, directrice des services éducatifs, signale que les différents facteurs analysés par le Ministère ne donnent pas forcément une image tout à fait exacte de la réalité.

Les cibles visées par le Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN) dans son plan d’engagement à la réussite ont subi un recul lors de la dernière année. C’est le constat qui sort du rapport annuel de l’organisme.

Depuis la mise en place du plan, le taux de diplomation et de qualification est passé de 67,2 % à 62,9 %. La situation demeure tout de même supérieure à ce qui se passe dans le reste de la région, où cette statistique atteint à peine la note de passage, soit 60 %. Dans le réseau public québécois, la situation est de loin supérieure sur le plan statistique, avec un taux de 70 %. 

«C’est dur à expliquer. On se fait toujours demander pourquoi nos élèves ne réussissent pas. Si on connaissait la réponse, on serait millionnaires. La vérité, c’est qu’il y a de plein d’éléments qui entrent en ligne de compte», a expliqué le directeur général du CSSRN, Yves Bédard. 

Ce dernier mentionne que la particularité régionale peut aussi avoir un rôle à jouer. «Il faut aussi comprendre qu’en région, on accepte tout le monde. Ce n’est pas négatif, c’est une réalité. On a des élèves qui couvrent tout un spectre, qui vont des plus allumés aux cas les plus lourds. Nos enseignants et notre personnel de soutien travaillent extrêmement fort à favoriser leur réussite», a-t-il soutenu. 

Les gars décrochent, les filles s’accrochent 

Comme c’est le cas depuis de nombreuses années, il perdure également un écart important entre le taux de diplomation chez les gars et celui chez les filles. Alors que 82,7 % des filles terminent leur parcours au secondaire après 7 ans, seulement 71,2 % des garçons en font de même. 

Avec un taux de chômage très bas et de très bons emplois disponibles dans certains secteurs de l’économie, cette raison semble pouvoir être évoquée, mais elle n’explique pas tout. «Je ne pense pas que ce soit seulement relié au plein d’emploi. Il y a peut-être aussi un manque de valorisation de l’éducation. Pour qu’un élève réussisse, il faut que tout le monde mette son grain de sel. Oui, l’école a un rôle, mais la société aussi», a fait valoir M. Bédard. 

Français et mathématiques en baisse 

Le CSSRN souhaitait maintenir les taux de réussite de ses élèves aux épreuves uniques de français secondaire 5 en écriture et de mathématique secondaire 4, séquence culture, société et technologie. Malheureusement, dans les deux cas, les taux de réussite ont chuté de beaucoup, se retrouvant même sous la moyenne régionale. 

En français, le taux de réussite est descendu de 88,7 % à 80,8 %, alors qu’en mathématiques, la chute a été de 82,4 % à 72,3 %. «Tant que je serai en poste, on ne fera pas de la drill, c’est-à-dire ne faire que la préparation en vue des examens du Ministère. On pourrait le faire, mais on enseigne le programme et les compétences. On a des cibles qu’on veut atteindre, mais pas au détriment de certaines choses», a souligné Yves Bédard. 

«Je préfère le qualitatif au quantitatif, a-t-il ajouté. Comment on travaille et comment on développe des projets pour permettre à nos élèves d’être en mesure de faire face à la vraie vie, c’est ça qui est important.» 

Des situations différentes 

Par contre, plusieurs facteurs influencent les statistiques. Ainsi, les différents taux, autant de diplomation que de réussite, ne suivent qu’une seule cohorte, de son entrée au secondaire à sa sortie. 

«Il y a des incohérences dans les chiffres des calculs. Par exemple, si un jeune est victime d’un accident, parce qu’on suit le parcours des élèves du secondaire 1 jusqu’à la sortie du secondaire, il va se retrouver à être un décrocheur, alors que ce n’est pas ça, la réalité», a illustré M. Bédard. 

Commentaires

7 janvier 2021

Marguerite Thibodeau

Regarder le calendrier scolaire de la CSRN. Il y a beaucoup de PE et de concertation. Le nombre de jour d’école à comparer à d’autres commissions scolaires est marqués. J’ai 2 enseignantes dans ma famille qui travaillent . Une en Estrie et l’autre à St-Jean sur Richelieu et elles n’en reviennent pas des jours de congé qu’il y a ici. Moins de jours d’école, moins d’apprentissage.........

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