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18 janvier 2021

Enseignants et étudiants s’allient pour améliorer l’éducation

Une coalition intersyndicale voit le jour

AB-EthiqueReligion_fin

©Depositphotos/Monkeybusiness

Les membres de coalition intersyndicale souhaitent améliorer la qualité des conditions d’exercice de l’enseignement et des conditions d’apprentissage pour les élèves.

Deux associations étudiantes et quatre syndicats d’enseignants de l’Abitibi-Témiscamingue forment une alliance dans le but de ramener l’éducation au cœurs des priorités et des actions du gouvernement.

Cette coalition intersyndicale a été dévoilée le 18 janvier, lors d’un point de presse virtuel. On y retrouve les associations étudiantes du Cégep et de l’UQAT ainsi que les syndicats des enseignants de tous les niveaux d’enseignement. Ils souhaitent voir les beaux discours faire place aux actions concrètes. Ils comptent s’entendre sur une plateforme qu’ils présenteront aux élus régionaux et à la population pour obtenir leur adhésion.

«Depuis 30 ans, les différents gouvernements qui se sont succédé au Québec ont affirmé et réaffirmé que l’éducation était une priorité, même que le gouvernement actuel a dit que c’était pratiquement sa priorité numéro un. Nous, toutefois, ce qu’on constate, c’est une constante dégradation de la qualité des conditions d’exercice de l’enseignement et donc des conditions d’apprentissage pour les élèves, et ce, à tous les niveaux. On pense qu’il y a un changement important qui doit être opéré et que c’est devenu critique. Il faut que la région se donne les moyens de relever les défis futurs, et ça passe par une population bien éduquée. La population en général va être appelée à convaincre le gouvernement à investir massivement en éducation», a affirmé le porte-parole et vice-président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, Philippe Marquis.

Selon la coalition, une telle union des forces serait une première dans la région. «C’est la première fois qu’on voit les étudiants et les enseignants s’unir ainsi afin de promouvoir l’éducation, alors on a les deux côtés de l’éducation», a souligné la porte-parole et vice-présidente de l’Association générale étudiante de l’UQAT, Céline Groulx.

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Broche et Duct Tape

Trois raisons ont motivé Francis Bouffard et le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAT, dont il est le président, à se joindre la coalition. «Il y a le constat commun qu’on fait tous, que je dirai dans mes termes: une espèce de gestion de broche et de Duct Tape qu’on vit depuis plusieurs années. On pense qu’on devrait passer à une autre façon de voir les choses. On fait aussi le constat d’une sensibilité régionale. La troisième raison, c’est la passion commune que nous avons tous pour l’éducation», a-t-il déclaré.

«On est là pour améliorer le système du préscolaire jusqu’au doctorat» - Francis Bouffard

«L’accès à une éducation de qualité pour tous devrait être au cœur des priorités gouvernementales, tant au niveau primaire, secondaire, collégial qu’universitaire. C’est un projet de société», a renchéri Ina Motoi, présidente du Syndicat des professeurs de l’UQAT.

Pénurie et pauvreté

«On vit une grave pénurie d’enseignantes et d’enseignants qualifiés. Ça fait plusieurs années qu’on le dénonce et qu’on en parle. Le manque de considération envers la profession enseignante a créé cette situation. Les années de coupures sont venues l’exacerber», a quant à lui fait valoir Yvan Dallaire, président du Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue.

Pour sa part, Billy Racette, de l’Association générale étudiante du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue a rappelé la précarité financière dans laquelle se trouvent 50% des étudiants, souvent des membres des minorités visibles. «On remarque un délaissement du gouvernement au niveau du soutien financier. Le programme des prêts et bourses est inadapté et ne peut satisfaire les besoins croissants des étudiants touchés par cette réalité, et qui sont souvent les plus vulnérables obligés d’aller chercher de l’aide à l’extérieur», a-t-il déclaré.

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