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26 janvier 2021

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Un pharmacien sur trois manque à l’appel dans la région

Les installations du CISSSAT sont aux prises avec une pénurie qui dure depuis des années

Pharmacien

©Gracieuseté - APES

Selon les données compilées par l’APES à partir des chiffres fournis par les départements de pharmacie, il manquait, au 1er avril 2020, environ un pharmacien sur trois dans les établissements de santé de la région par rapport au nombre de postes disponibles.

La pénurie chronique de pharmaciens avec laquelle le CISSSAT doit composer dans ses installations n’est pas prête de se résorber, alors qu’au cours de la dernière année, 9 des 28 postes en équivalent temps complet (ETC) étaient demeurés non comblés.

Selon l’enquête annuelle de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES), dont les résultats ont été publiés le 26 janvier, l’Abitibi-Témiscamingue a donc enregistré un taux de pénurie de 33 % au 1er avril 2020. À l’échelle du Québec, ce taux était plutôt de 19 %, soit presque deux fois moins important.

L’APES a par ailleurs précisé que le CISSSAT avait dû recourir, durant la période du 1er avril 2019 au 30 mars 2020, aux services de pharmaciens dépanneurs pendant l’équivalent de 872 jours. De plus, comme la période couverte par l’enquête n’a été que minimalement affectée par la COVID-19, qui a été officiellement reconnue comme pandémie au Québec à la mi-mars 2020, l’APES soutient que le portrait régional pour 2020-2021 est possiblement plus grave encore.

Hausse des risques

Selon l’APES, la pénurie de personnel en pharmacie d’établissement pourrait augmenter les risques d’incidents et d’accidents, notamment en matière d’effets indésirables provoqués par des interactions entre médicaments. Il en découle, fait valoir l’organisme, des retours à l’urgence et des réhospitalisations, une diminution de la qualité de vie des patients et des coûts supplémentaires pour le service de santé.

«Nous sommes arrivés au point où la pénurie nuit à la couverture en soins pharmaceutiques offerte aux patients hospitalisés, ambulatoires et hébergés en CHSLD, a dénoncé le président de l’APES, François Paradis, par voie de communiqué. En tant qu’experts des médicaments, les pharmaciens en établissement doivent donc faire plus systématiquement partie des équipes de soins, dans une logique d’interdisciplinarité.»

Mesures temporaires… depuis plus de 10 ans

À cet égard, le syndicat de professionnels soutient que le renouvellement de l’entente de travail, venue à échéance le 31 mars 2020, serait pour le gouvernement une occasion à saisir afin d’intéresser la relève à la pratique en milieu hospitalier et en soins de longue durée. L’APES souhaite notamment que les mesures dites temporaires mises en place il y a plus de 10 ans pour combler de 20 à 50 % de la rémunération des pharmaciens en établissement deviennent permanentes afin de mettre fin à l’incertitude entourant les conditions de travail de ces derniers.

«Les mesures temporaires ont notamment permis d’allonger d’environ 10 % la semaine de travail, ce qui équivaut à l’addition de plus de 130 pharmaciens en établissement à temps complet dans le réseau. Ces mesures reconnaissent aussi la contribution des pharmaciens dans les milieux où sont formés les résidents en pharmacothérapie avancée. Enfin, elles prennent en compte les difficultés de recrutement particulièrement importantes dans certaines régions», a fait valoir la pharmacienne Linda Vaillant, directrice générale de l’APES.

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