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28 janvier 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Langues autochtones: Richard Kistabish nommé dans un groupe de travail mondial

L’un des trois représentants de l’Amérique du Nord

Richard Kistabish

©Photo: Le Citoyen/Archives - Sophie Rouillard - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Richard Kistabish, président de Minwashin, fait partie d’un groupe de travail mis en place par l’ONU en vue de la Décennie internationale des langues autochtones. À droite sur la photo: Caroline Lemire, directrice générale de Minwashin.

Les connaissances, les compétences et l’expérience de l’Anicinabe abitibien Richard Kistabish sont sollicitées au niveau international.

Le président et co-fondateur de l’organisme culturel algonquin Minwashin a en effet été nommé au sein du groupe de travail mondial ‘’Pour une Décennie d’action pour les langues autochtones’’. Ce groupe mis en place par l’Organisation des Nations Unies (ONU) agira comme mécanisme de gouvernance dans l’organisation de la Décennie internationale des langues autochtones (2022-2032), ceci afin de rappeler la catastrophe que représente la disparition de ces langues.

Désigné par ses pairs et des organismes du Canada et des États-Unis, M. Kistabish sera l’un des trois représentants de l’Amérique du Nord dans ce groupe. «Mon rôle n’en sera pas un politique, indique-t-il dans un communiqué de Minwashin. Je siégerai sur ce comité comme humain, comme Anicinabe. Je veux être authentique. J’irai témoigner ce que j’ai vécu, ce que nous avons vécu, démontrer l’étendue des dommages. Je partagerai ma réflexion quant à ce qu’il faut faire maintenant pour rétablir, revitaliser notre langue, celle qui nous définit», explique Richard Kistabish.

«Le cœur et l’âme de notre culture»

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Un trilingue originaire de la Première nation Abitibiwinni (Pikogan), dont il a été déjà été chef, M. Kistabish s’est impliqué dans plusieurs organisations culturelles, communautaires et politiques au cours de sa carrière, ayant notamment occupé le poste de Grand Chef du Conseil Algonquin du Québec. Il a aussi présidé la Fondation autochtone de l’espoir pendant 19 ans, en plus de se consacrer à faire reconnaître l’histoire des pensionnats et de s’engager à la juste reconnaissance de sa nation, souligne Caroline Lemire, directrice générale de Minwashin.

Depuis quelque années, l’avenir et la transmission aux générations futures de l’anicinabemowin, la langue algonquine, sont au cœur des préoccupations de Richard Kistabish. «Notre langue est le cœur et l’âme de notre culture car elle permet de communiquer entre nous, de perpétuer nos concepts, notre vision du monde, de façon holistique, tout en respectant l’unicité et les caractéristiques propres à nos communautés respectives. La langue nous unit et nous rassemble», fait-il valoir.

Une nomination significative

La nomination de M. Kistabish au sein d’un groupe de travail aussi important est significative non seulement pour lui mais aussi pour Minwashin et toute la nation Anicinabe, signale Mme Lemire en faisant remarquer qu’avec son président au cœur de la réflexion, l’organisme sera à même de concrétiser localement les actions de la Décennie internationale des langues autochtones, dans le but de protéger et revitaliser l’anicinabemowin. «Cette nomination symbolise en quelque sorte la résilience et l’affirmation de la nation Anicinabe, qui n’entend plus être considérée comme le peuple invisible», mentionne-t-on chez Minwashin.

Commentaires

2 février 2021

pierremorissette

bravo ,mr kisrabish

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