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03 février 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Audit de gestion: le CSS du Lac-Abitibi déjà à pied d’œuvre

Le processus s’amorce au sein d’allégations d’intimidation envers l’administration, mais aussi envers un élève

Polyno La Sarre

©Marc-André Gemme - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le Centre de services scolaire du Lac-Abitibi a reçu une version préliminaire de son audit de gestion et s’attelle déjà à concevoir le plan d’action qui s’y rattachera.

L’audit de gestion demandé par le conseil d’administration du Centre de services scolaire du Lac-Abitibi (CSSLA), produit par Pierre Collerette, a été remis en version préliminaire. Déjà, l’organisme est à concevoir son plan d’action.

Rapport non public, l’audit a été présenté en version préliminaire le 20 janvier. Le plan d’action sera pour sa part dévoilé lors du prochain conseil d’administration, à la fin mars. «Depuis que j’ai eu le rapport préliminaire entre les mains, la roue a commencé à tourner. Déjà, des démarches ont été amorcées», a assuré la directrice générale du CSSLA, Isabelle Godbout.

Ce rapport se concentre d’abord et avant tout sur la réussite scolaire. «L’audit de gestion, je peux dire sans me tromper qu’il porte à 90-95 % sur l’amélioration des résultats de nos élèves», a précisé Mme Godbout.

Une situation que la directrice générale reconnaît. «Ce sont des données qu’on connaissait déjà, notamment grâce aux compilations des résultats des examens du Ministère et des palmarès comme celui de l’Institut Fraser», a-t-elle expliqué.

Peut-être pas les bonnes attentes

Questionnée à savoir si certaines recommandations pouvaient toucher la gestion et le climat de travail, Isabelle Godbout a indiqué que non. «Ce n’était pas une enquête administrative visant à pointer des coupables, mais à jeter un regard sur notre efficacité, sur ce qui fonctionne bien et moins bien, pour nous aider à remplir notre mission. Les gens n’avaient peut-être pas les bonnes attentes», a-t-elle fait valoir.

«Il faut se regarder comme gestionnaire, comme équipe-école, comme centre de services, a-t-elle enchaîné. On travaille sur beaucoup de choses. On se préoccupe de beaucoup de choses. Ce rapport va nous permettre de nous centrer sur notre mission: la réussite de nos élèves. Il faut éviter de se laisser distraire par d’autres choses que ça.»

Des réflexions déjà amorcées

La directrice générale indique avoir déjà travaillé sur le plan d’action qu’elle remettra au conseil d’administration avant son approbation finale à la fin mars. «Il y a déjà eu des rencontres avec les comités de relations de travail pour discuter des stratégies de gestion et voir si le Centre ne pourrait pas s’occuper de certains dossiers administratifs pour libérer nos directions et ainsi s’assurer qu’elles aient du temps de gestion de qualité», a-t-elle soutenu.

«Il y a des réflexions à avoir sur notre structure administrative, a-t-elle ajouté. On a déjà identifié des experts en gestion pour m’aider et aider les directions de services à assurer un leadership pédagogique.»

Un point intéressant du rapport consiste notamment, selon elle, en l’utilisation des données recueillies par les écoles pour mieux analyser la réussite. «On a ciblé une ressource qui serait capable de nous aider avec la gestion, l’analyse et l’interprétation des données pour mieux lire les indicateurs de réussite dont on dispose. On a des logiciels pour faire ce genre de suivi, mais on n’est pas nécessairement habiles pour le faire», a évoqué Mme Godbout.

Si les formations sont importantes, elle indique aussi qu’elles se doivent d’être efficaces. «On avait déjà eu plusieurs formations et plusieurs démarches sur divers sujets comme le redoublement et ses impacts. On veut voir ce qui a eu de l’impact et ce qui n’en a pas eu afin qu’on puisse soit présenter les choses d’une autre manière, soit trouver la bonne solution», a-t-elle fait valoir.

«On travaille sur beaucoup de choses. On se préoccupe de beaucoup de choses. Ce rapport va nous permettre de nous centrer sur notre mission: la réussite de nos élèves. Il faut éviter de se laisser distraire par d’autres choses que ça» - Isabelle Godbout

Allégations d’intimidation

Lors de la manifestation du 4 novembre 2020 à La Sarre, les enseignants se sont regroupés en face de l’entrée du CSSLA pour une action de visibilité destinée à dénoncer le climat de travail à la Polyno. Lors du conseil d’administration, la directrice des ressources humaines par intérim a indiqué que son prédécesseur avait été intimidé durant cette journée et elle a rappelé qu’il était important d’avoir un climat de travail sain. Des lettres ont été transmises aux différents syndicats de l’organisme.

Selon son récit, des personnes auraient intimidé le directeur des ressources humaines en s’installant près de son véhicule. Pourtant, à aucun moment, durant cette action de visibilité, ce dernier n’est sorti à l’extérieur du bâtiment ou n’a approché de son véhicule.

Selon nos sources et notre journaliste présent sur place, personne ne savait que ce véhicule appartenait au gestionnaire et, en aucun temps, les participants n’auraient été intimidants envers qui que ce soit.

«On ne commentera pas un dossier d’employé. Mais si un employé s’est senti intimidé et avant d’alléguer quelque chose comme ça, c’est qu’on a des preuves et que cela repose sur des faits. Il s’est passé beaucoup de choses cette journée-là», a fait savoir Isabelle Godbout.

Des conséquences pour une pétition

Un élève de Polyno, Guillaume Mainville, a aussi pris la parole lors du conseil d’administration du 20 janvier. Il a raconté qu’il avait amorcé une pétition à la suite de la réaffectation du directeur adjoint de son école. Il a expliqué avoir par la suite été rencontré par la directrice et a soutenu s’être fait dire qu’il pourrait subir des conséquences s’il continuait à récolter des noms pour sa pétition.

«On veut que nos élèves s’expriment. Cependant, dans ce cas, c’est un sujet difficile et une situation bizarre. Il est possible que la direction l’ait rencontré pour lui indiquer qu’il ne connaissait peut-être pas les tenants et les aboutissants des raisons menant à une réaffectation. Ce n’est pas le genre de nos directions de menacer des élèves. Ce n’est pas quelque chose qu’on fait. Il peut l’avoir ressenti comme ça, car il n’a pas apprécié cette intervention. C’est sa perception et je ne la remets pas en cause», a expliqué la directrice générale.

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