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01 mars 2021

Le variant permet à la région de recevoir tous ses vaccins

La santé publique resserre ses mesures

Vaccination Covid-19

©Photo Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La présence confirmée du variant sud-africain de la COVID-19 aura permis à la région de conserver toutes les doses du vaccin qui lui étaient destinées au lieu de les céder à la région de Laval-Montréal comme il était prévu il y a quelques semaines.

L’Institut national de la santé publique du Québec a confirmé samedi soir que 40 cas du variant sud-africain avaient été détectés dans la région à la suite du séquençage effectué sur 28 échantillons testés positifs en janvier, dont deux premiers avaient été confirmés le 6 février, et 12 autres échantillons provenant de l’éclosion de l’école primaire de Landrienne survenue le 12 février. Il ne s’agit pas ici d’une surprise, puisque le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue avait indiqué le 18 février que ces cas avaient testé positif à un variant lors de leur criblage. L'enquête épidémiologique de la Santé publique n'a pu permettre de faire un lien entre les deux éclosions, ni d'identifier la source de la contamination.

«Le fait que la variant soit dans la région et que ça se poursuive a fait en sorte que lorsque la décision a été prise de prioriser Montréal et Laval, l’Abitibi-Témiscamingue a quand même pu garder les doses qui lui étaient destinées. Il n’y a pas eu de bris. Ç’a été pris en considération afin de s’assurer qu’on va continuer à vacciner nos populations», a affirmé Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil en santé publique, lors d’un point de presse, le 1er mars.

Mesures resserrées

Cette dernière a précisé que la transmission plus facile du virus au cours des dernières semaines laisse croire que le variant est toujours bien présent dans la région. «Normalement, des gens qui vont avoir un type de contact, comme passer 10 à 15 minutes ensemble, alors que l’un porte un masque et l’autre nom, on peut voir une transmission alors que ce n’était auparavant pas le cas. Ces temps-ci, on voit aussi un cas confirmé dans une maison et tout le monde va finir par l’avoir, ce qui n’était pas le cas non plus auparavant», a-t-elle expliqué.

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Cette présence accrue du variant a aussi amené la Santé publique à revoir ses mesures et ses façons de faire lorsque de nouveaux cas sont confirmés. «On a changé nos façons d’évaluer le risque. Dans certaines situations, selon le contexte, il se peut que quelqu’un auparavant considéré comme un risque faible sera maintenant considéré comme un risque modéré et un isolement préventif de 14 jours sera alors demandé. Il est donc important pour les employeurs et les entreprises de collaborer avec nous», a insisté Dre Sobanjo.

La Santé publique recommande aussi dorénavant de passer un test de dépistage négatif avant de lever l’isolement préventif. «Des fois, on constate vers la fin des 14 jours que les gens deviennent positifs. Donc, il y aura plus de demandes, plus de tests et plus de suivis auprès de nos cas et de leurs contacts», a-t-elle fait valoir.

Première éclosion en RPA en un an

Dre Lyse Landry, directrice régionale de la santé publique, a quant elle abordé la situation de l’éclosion de COVID-19 aux Jardins du patrimoine d’Amos, la première à survenir dans une résidence privée pour aînés (RPA) de la région depuis celle de mars 2020 à Rouyn-Noranda. Comme précisé plus tôt dans la journée, six cas ont été confirmés à la suite de 216 tests de dépistage effectués samedi. Ils s’ajoutent aux deux cas confirmés le 25 février, pour un total de 8, dont 5 résidents et 3 employés.

«Les mesures de sécurité et de prévention sont mises en place et suivies rigoureusement par l’équipe. Les résidents doivent rester en isolement dans leur unité d’habitation jusqu’à nouvel ordre. La direction de la santé publique et les autres directions concernées du CISSSAT sont en communication constante avec la direction des Jardins du patrimoine, qui offre une excellente collaboration», a assuré Dre Landry.

Cette dernière a par ailleurs confirmé que 95% des résidents avaient reçu une première dose du vaccin le 10 février, soit 15 jours avant l’éclosion. «On sait que pour les personnes âgées, ça prend un peu plus de temps pour développer des anticorps. On parle de 21 à 28 jours. Actuellement, les gens ne sont presque pas symptomatiques. On va le savoir plus on va avancer dans le temps, parce qu’on n’a pas beaucoup d’expérience au Québec dans les éclosions en RPA avec la vaccination. On ose espérer que ça va avoir un effet sur les symptômes. Ça regarde bien pour l’instant, mais on ne peut l’affirmer à 100% pour le moment», a indiqué Dre Landry.

Plus de 4100 rendez-vous

En date de lundi, déjà 4168 personnes âgées de 80 ans et plus (nées en 1941 ou avant) ainsi que dans certains cas, leurs accompagnateurs ou proches aidants âgés de 70 ans et plus (1951 ou avant), ont pris rendez-vous dans la région pour leur première dose du vaccin qu’ils recevront en mars. La prise de rendez-vous se fait par le biais du site clicsante.ca ou via la centrale téléphonique au 1-877-644-4545.

«Nous sommes très satisfaits de la réponse de la population jusqu’à maintenant. Les gens s’inscrivent bien. Il faut rester confiants, il y aura des vaccins pour l’ensemble de la population. Nous avons reçu la confirmation pour tous nos vaccins du mois de mars. Nous sommes en train de planifier ces rendez-vous», a déclaré Katia Châteauvert, directrice de la campagne régionale de vaccination, qui a insisté sur l’importance de ne pas se présenter plus de cinq minutes à l’avance à son rendez-vous, afin d’éviter qu’il y ait trop de personnes en même temps.

La deuxième dose

Mme Châteauvert a aussi indiqué que la prise de rendez-vous avait débuté au cours du week-end pour la deuxième dose du vaccin. Rappelons que les premières personnes ont été vaccinées dans le temps des Fêtes et que la Santé publique recommande que la deuxième dose soit donnée dans les 90 jours.

«Ce sont les établissements qui contactent les personnes pour leur rendez-vous, alors il est inutile d’appeler pour le deuxième rendez-vous. Nous avons toutes les listes et nous sommes à faire les appels»», a-t-elle affirmé.

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