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04 mars 2021

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Ottawa doit protéger la souveraineté alimentaire

Des producteurs agricoles de la région font front commun avec le Bloc Québécois

Agriculture

©Photo archives

On compte en ce moment 107 établissements agricoles sous gestion de l’offre en Abitibi-Témiscamingue, dont 102 fermes laitières et élevages de bovins laitiers.

Des producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue ont fait front commun avec des confrères de l’Outaouais, des Laurentides et du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour réclamer du gouvernement fédéral qu’il garantisse la protection du système de gestion de l’offre.

La gestion de l’offre est un système qui permet de coordonner l’offre et la demande de produits laitiers, d’œufs et de volaille à travers le Canada. En Abitibi-Témiscamingue, on compte en ce moment 580 établissements agricoles, dont 102 élevages de bovins laitiers et fermes laitières ainsi que 5 élevages de volailles et de production d’œufs. Ces 107 fermes sous gestion de l’offre, surtout localisées dans les MRC de Témiscamingue (52), d’Abitibi (24) et d’Abitibi-Ouest (21), comptent pour 18,4 % de toute la production agricole de la région.

De plus, uniquement en ce qui a trait à la production laitière, l’Abitibi-Témiscamingue assure 828 emplois. Les six usines de transformation qu’on retrouve sur le territoire ajoutent 493 emplois dans le secteur de la transformation. En 2019, la filière laitière de la région a ainsi contribué pour 97,3 M $ au PIB du Québec.

Système sacrifié et compensations qui se font attendre

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Or, lors d’un point de presse virtuel donné le 4 mars en compagnie de représentants des quatre régions, Simon-Pierre Savard-Tremblay, porte-parole du Bloc Québécois en matière de Commerce international, a rappelé qu’Ottawa avait sacrifié la gestion de l’offre sur l’autel de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, et de l’Accord économique et commercial global. «Le gouvernement a carrément mis notre modèle agricole sur la table en échange de compensations, et tarde en plus à les donner. C’est inacceptable!», a-t-il dénoncé.

Son collègue Yves Perron, porte-parole en matière d’Agriculture, d’Agroalimentaire et de Gestion de l’offre, a pour sa part fait référence au projet de loi C-216. Déposé en février 2020 par le Bloc Québécois, celui-ci inclut la protection de la gestion de l’offre dans les responsabilités du ministre des Affaires étrangères.

«Nous demandons simplement au gouvernement qu’il cesse de vendre à rabais notre souveraineté alimentaire dans des accords internationaux en adoptant le projet de loi C-216», a indiqué M. Perron, qui a invité un maximum de personnes à contacter leur député fédéral pour insister sur l’importance d’appuyer la démarche de sa formation.

Commentaires

5 mars 2021

Frédéric Paré

La gestion de l'offre est sans aucun doute l'expression la plus achevée de souveraineté alimentaire car elle repose sur des lois adoptées par nos parlementaires, telles celle sur la mise en marché des produits agricoles (Québec) et sur les Offices de commercialisation des produits agricoles (Canada - 1972). Ce sont des cadres légaux protectionnistes, au sens noble du terme. Ils protègent notre sécurité et notre autonomie alimentaires.

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