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07 mars 2021

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Mines et COVID-19: la nécessaire cohabitation

La pandémie a obligé les sociétés et leurs fournisseurs à faire preuve d’adaptation

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©Hecla Québec

La pandémie de COVID-19 a contraint les sociétés minières et leurs fournisseurs de services à s’adapter. Par exemple, Transport Clément Bégin a dû installer des séparateurs dans ses autocars destinés au transport des travailleurs de la mine Casa Berardi.

Avec la COVID-19 comme partenaire obligatoire de travail depuis bientôt un an, les sociétés minières actives en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec n’ont eu d’autre choix que de s’adapter afin que cette cohabitation s’effectue dans la plus grande sécurité pour leurs travailleurs.

Chez Agnico Eagle dans le Nunavut, Glencore Canada Mine Raglan ou encore Mine Canadian Malartic, par exemple, des laboratoires d’analyse ont été aménagés sur les sites miniers isolés. Si ce geste a été relativement commun chez les sociétés minières majeures, il est plus inusité chez les sociétés juniors. Pourtant, Minière Osisko a décidé d’emboîter le pas pour son camp Windfall, à l’est de Lebel-sur-Quévillon.

«Nous voulions nous assurer de fournir un environnement de travail sécuritaire aux quelque 350 travailleurs que nous accueillons sur notre site à chaque cycle de deux semaines, a expliqué Mathieu Savard, président de la société. Ça nous a apporté une bonne tranquillité d’esprit.»

Minière Osisko a ainsi investi 500 000 $ dans l’aménagement d’un laboratoire calqué sur le modèle des laboratoires pour l’ebola en Afrique, une infrastructure dont les coûts d’opération mensuels se chiffres à environ 100 000 $. «Nous testons chaque travailleur dès son arrivée sur le site. Nous effectuons ensuite un deuxième test six jours plus tard. Dans le cas de nos employés cris, nous ajoutons un troisième test avant leur départ pour leurs communautés. Ça leur évite ainsi de devoir s’isoler obligatoirement de manière préventive pendant deux semaines lorsqu’ils retournent à la maison», a détaillé M. Savard.

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«C’est clair que la pandémie nous a obligés à nous réinventer» - Sylvain Lehoux

La nécessité de se réinventer

«C’est clair que la pandémie nous a obligés à nous réinventer, a signalé Sylvain Lehoux, vice-président et directeur général d’Eldorado Gold Québec. Ainsi, nous avons été parmi les premières mines, à Lamaque, à se munir d’appareils de prise de la température des travailleurs au poste de garde. Nous avons aussi muni nos employés de bracelets de suivi afin de pouvoir agir rapidement sur les cas particuliers.»

Nouvelle logistique

Chez Transport Clément Bégin de Sainte-Germaine-Boulé, qui chaque jour assure avec ses autocars la liaison entre l’Abitibi-Ouest et le site de la mine Casa Berardi d’Hecla Québec, la COVID-19 a, là aussi, nécessité une nouvelle logistique.

«Avant la pandémie, on lavait chaque autocar une seule fois par jour. Maintenant, c’est deux fois. Nous avons également installé des séparateurs en plastique transparent entre chaque siège afin d’assurer la sécurité des passagers. Et comme on ne peut désormais transporter qu’une seule personne par groupe de deux sièges, nous avons dû ajouter des véhicules, passant d’une douzaine à une vingtaine d’autocars par jour», a expliqué Karl Bégin, président de l’entreprise.

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