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10 mars 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Adapter la vie étudiante à une vie pandémique

Les écoles de Rouyn-Noranda réinventent leur vie scolaire

La Source élèves

©Gracieuseté - École secondaire La Source

Avant la relâche, l’école secondaire La Source a remis du baume à lèvres aux élèves pour leur mettre du baume sur le cœur.

Avec les mesures sanitaires en place, les écoles du Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN) ont dû réinventer leur vie scolaire. Alors que tout semble au ralenti, le personnel scolaire tente d’accrocher les jeunes malgré tout. 

«Même en groupe-classe, les écoles trouvent des moyens pour créer une vie d’école, une vie de classe», a signalé la directrice des services éducatifs du CSSRN, Anne-Frédérique Karsenti. 

Les écoles ont poussé le concept de bulle à un autre niveau comme c’est le cas à l’école secondaire La Source. «Comme on accueillait les élèves en classe avant les Fêtes, les activités comme la récréathèque, le ping-pong et quelques activités au gymnase ont pu continuer, mais en groupe-bulle. Pour rester dans le thème des bulles, on a aussi créé ce qu’on appelle le rêve-bulle. Ça permettait au groupe de faire des activités. On en a qui ont eu des soirées pyjama avec de la pizza et des films, d’autres qui ont joué à des jeux d’évasion», a expliqué la directrice de l’école, Sylvie Rivest. 

«On a aussi eu un groupe qui était intéressé à la brigade culinaire. Ils l’ont donc fait à distance. Les ingrédients arrivaient dans une boîte et, par Teams, ils ont fait le repas ensemble. Il y avait même des points bonus s’il faisait la vaisselle. Nos activités parascolaires sont toujours présentes, mais de façon différente», a ajouté le directeur adjoint, Mathieu Arcand. 

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Les journées thématiques sont également maintenues tout en ajoutant quelques petits prix, pour récompenser non pas les jeunes individuellement, mais le groupe, ce qui répond du même coup à la création d’un sentiment d’appartenance. «Lors des journées thématiques, on récompense des groupes. Quand ils gagnent, leur table à la cafétéria se fait décorer», a évoqué M. Arcand. 

Accueil et coupures 

De plus, depuis septembre, personne ne peut entrer dans l’école secondaire La Source sans avoir droit à un bonjour d’un des intervenants du monde scolaire. 

«Au début, c’était une façon de s’assurer que chacun respectait les règles, mais c’est devenu plus que ça. Ça nous permettait de savoir comment la journée de nos élèves allait se passer. C’était aussi un contact précieux pour les intervenants parce que les élèves pouvaient leur dire qu’ils avaient besoin de leur parler. Ça développe également une compétence importance chez les jeunes, celle de dire bonjour quand on entre dans un endroit», a signalé la directrice de l’école. 

De plus, en raison de l’espace disponible au sein de l’établissement, les jeunes n’ont pas passé leur année confinés à leur classe. «Un des avantages de notre école, c’est que comme on a de nombreuses salles et une grande cafétéria, on a réussi à faire sortir les élèves des classes. Ils n’avaient pas besoin de venir à l’école et de rester dans le même local. De plus, avec nos trois plateaux sportifs, on a quand même pu avoir des cours d’éducation physique de façon assez normale», a signalé Mme Rivest. 

Graduer, le moment phare 

Dans quelques mois, plusieurs élèves termineront un chapitre de leur vie. La graduation, symbole de la passation de l’adolescence à l’âge adulte, revêt toujours un caractère particulier. 

Les écoles secondaires devront proposer des façons ingénieuses de célébrer ce moment. «L’an dernier, on a trouvé une formule pour souligner la fin du secondaire. Cette année, on est moins stressés sur ce plan parce qu’on sait que c’est faisable», a soutenu Sylvie Rivest. 

«La pandémie nous a permis de repenser des choses. Ce fut positif pour la remise des diplômes. Ce n’était pas la graduation attendue, mais on n’a pas fait attendre les parents trois ou quatre heures au Théâtre du Cuivre pour 30 secondes de gloire. Notre façon de faire l’an dernier a permis de vraiment célébrer en grand nos diplômés, qui étaient accueilli par des gens qui avaient marqué leur passage. Ce fut vraiment très beau à voir», a ajouté Mathieu Arcand. 

La Source élèves

©Gracieuseté - École secondaire La Source

es groupes gagnants de journées thématiques voient leurs tables décorer pour l’occasion.

Le sport à l’arrêt 

Si la vie peut continuer dans différentes sphères de l’école, le sport demeure un peu l’oublié. Non parce que les établissements n’ont pas la volonté de l’offrir, mais plutôt parce que les règles sanitaires rendent le tout tellement complexe. «Le sport est peut-être le morceau le plus dur à retrouver. Nos activités sportives, les Rafales, sont tous à l’arrêt», a concédé le directeur adjoint de l’école La Source. 

Heureusement, les concentrations, peu importe leur nature, sont toujours en mesure d’offrir ce petit plus qui peut passionner les jeunes, non sans effectuer quelques menues modifications. «Par exemple, notre concentration multisport est allée faire de la raquette et du ski. Ce qui change, c’est qu’on a besoin de deux autobus au lieu d’un», a précisé M. Arcand. 

Des sommes réinvesties 

Chaque année, les coûts associés à la vie parascolaire occupent une part du budget. Avec la crise sanitaire, il n’est pas certain que les sommes réservées à ce sujet soient toutes dépensées. «En raison de la pandémie, le ministère de l’Éducation a autorisé l’utilisation des sommes qui devaient être dédiés pour le parascolaire à donner plus de soutien aux élèves. Ça nous permet d’engager des personnes pour mieux les soutenir», a fait savoir Anne-Frédérique Karsenti. 

Pour d’autres programmes gouvernementaux, comme la culture à l’école, l’argent demeure disponible. «On a obtenu des assouplissements aux mesures. On peut, par exemple, amener un auteur en utilisant Teams. C’est un peu ce qui va se passer lors du Festival des milles et une lecture, qui commence bientôt. On continue de cultiver la culture dans nos écoles», a souligné Mme Karsenti. 

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