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17 mars 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Cinq accusés d’Oxyder plaident coupable, un autre est acquitté

La Couronne et la défense s’entendent pour des peines variant de 6 mois à 3 ans et demi de prison

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©Photo - Archives

L’ouverture du procès Oxyder a donné lieu à l’un de ces revirements de situation spectaculaires dont la justice a le secret, mercredi au palais de justice de Val-d’Or.

Prévu pour une durée de quatre semaines, ce procès concernant un réseau de trafic de stupéfiants dans la région s’est terminé avant même de commencer, alors qu’un accusé a été acquitté et que les cinq autres ont plaidé coupable à certaines des accusations auxquelles ils faisaient face pour écoper de peines de prison variant de six mois à trois ans et demi, dans le cadre de suggestions communes soumises au tribunal à la suite de négociations entre la défense et la Couronne.

Ainsi, Denis Savard, de Rouyn-Noranda, qui se défendait sans avocat, s’est entendu avec Me Andrée-Anne Gagnon, du ministère public, pour une sentence totalisant 42 mois d’emprisonnement en reconnaissant sa culpabilité à des accusations de complot avec d’autres personnes pour faire le trafic de cocaïne et/ou de méthamphétamine (‘’speeds’’) ainsi que de possession d’armes prohibées et de substances interdites (de la dynamite).

Détenu depuis son arrestation, en janvier 2019, l’homme de 48 ans n’a plus que trois mois et demi de prison à purger en raison de la détention préventive. Sa peine est effective dès maintenant, ayant été entérinée par le juge Jean-Pierre Gervais, de la Cour du Québec.

Pour sa part, Martin Boucher, de Val-d’Or, qui n’était pas détenu durant les procédures, a été acquitté de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre lui, la Couronne ayant déclaré ne plus avoir de preuves à offrir dans son cas.

Acquittés de gangstérisme

Concernant les quatre autres accusés, qui n’étaient pas détenus eux non plus durant les procédures, la procureure de la Couronne s’est entendue avec les avocats de la défense, Me Marlaine Harton et Me Mathieu Corbo, sur des sentences de 36 mois pour Miguel Laliberté, de Rouyn-Noranda, de 24 mois pour Gyslain Guay, de St-Sauveur, de 21 mois pour Guillaume Fillion-Beaumont, de St-Jean-sur-Richelieu, et de 6 mois pour Éric Robidoux, de Montréal (dans ce dernier cas avec une probation de 18 mois assortie de 240 heures de travaux communautaires et de dons de 5000 $ à verser à la Maison des Jeunes l’Énergiteck de Val-d’Or et à l’Unité Domrémy).

Ces peines suggérées par les deux parties restent à être entérinées et prononcées par le juge Gervais à des dates ultérieures, soit le 16 avril pour Miguel Laliberté et Gyslain Guay, le 20 juillet pour Éric Robidoux et en septembre pour Guillaume Fillion-Beaumont. En attendant de commencer à purger leurs sentences, ils demeurent en liberté sous conditions.

À l’instar de Denis Savard, ces quatre accusés ont tous plaidé coupable à des accusations de complot avec d’autres personnes pour faire le trafic de cocaïne et/ou de méthamphétamine, et ils ont tous été acquittés de l’accusation d’avoir été associés à une organisation criminelle (gangstérisme), la Couronne n’étant plus en mesure de présenter de preuves sur ce chef après que le juge Jacques Ladouceur ait déclaré certains éléments inadmissibles, le 5 mars dernier.

Cette décision aura sans doute eu une influence sur la suite des choses et possiblement mené aux discussions entre la défense et la poursuite.

Neuf suspects au départ

Au départ, le Projet Oxyder comptait neuf coaccusés, arrêtés en novembre 2018, décembre 2018 et janvier 2019 lors d’une vaste opération policière visant à démanteler un réseau qui, selon la Sûreté du Québec, contrôlait le trafic de drogue en Abitibi-Témiscamingue et dans le nord-est de l’Ontario. L’enquête, menée entre août 2016 et novembre 2018 à l’aide de filature et d’écoute électronique, a conduit à une série d’accusations basées sur la période de février à décembre 2017.

Rappelons qu'à la suite de négociations avec la Couronne, trois des accusés (Naiian Brière-Gauthier, Yannyck Simard et Guillaume Langevin) ont réglé leurs dossiers l’an dernier en plaidant coupable, eux aussi, à certaines des accusations auxquelles ils faisaient face pour écoper de sentences variant de quatre ans à un peu moins de cinq ans de prison.

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