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13 avril 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Les enseignants, une denrée de plus en plus rare

La pénurie d’enseignants n’épargne pas le Centre de services scolaire du Lac-Abitibi

Enseignant Enseignement

©Depositphotos.com/Monkeybusiness

Pour combattre les problèmes de recrutement d’enseignants légalement qualifiés, le CSSLA a notamment mis en place un partenariat pour adopter une cohorte universitaire d’une vingtaine d’étudiants en alternance travail-études.

Le Centre de services scolaire du Lac-Abitibi (CSSLA) fait face au même problème que partout ailleurs: les enseignants légalement qualifiés sont de plus en plus rares. La pénurie de main-d’œuvre touche aussi le domaine de l’enseignement.

Pour la directrice générale du CSSLA, Isabelle Godbout, le constat est clair. «On sent la pénurie d’enseignants augmenter d’année en année. C’est de plus en plus d’embaucher parce qu’il y en a moins de disponible. Il y a aussi moins de personnes qui sortent de notre université», a-t-elle lancé.

De plus, dans le contexte d’une pandémie, où un simple test peut amener un enseignant à être en isolement pour deux semaines, trouver des suppléants peut s’avérer difficile. «La pandémie est venue accentuer l’absentéisme. On se retrouve avec plus d’enseignants absents: soit ils doivent se faire tester, soit ils tombent malades. Avec tout cela, notre banque d’enseignements légalement qualifiés est vide. On doit donc faire appel à des enseignants qui ne sont pas légalement qualifiés», a avoué Mme Godbout.

Innover

Même si la situation est difficile au CSSLA, les solutions sont importantes. «On doit innover. Parce que même quand la situation de la COVID-19 sera résorbée, on aura encore une pénurie dans les prochaines années», a soutenu Isabelle Godbout.

Néanmoins, le CSSLA n’est pas resté les bras croisés. L’organisme a mis en place un partenariat pour adopter une cohorte universitaire. «On parle d’une vingtaine d’étudiants qui sont en alternance études-travail. C’est une banque très intéressante de suppléants, quoiqu’ils aient déjà pas mal tous des contrats actuellement. Ils ne sont pas légalement qualifiés encore, mais ils sont en voie de l’être», a exposé Mme Godbout.

Être attractif

Le CSSLA doit aussi composer avec le fait que l’Abitibi-Ouest n’est pas nécessairement la destination la plus en vogue pour les gens de l’extérieur de la région. «C’est plus difficile pour un centre de services comme le nôtre de recruter des gens qui ne sont pas de chez nous. C’est plus compliqué d’être attractif. On n’est pas un milieu connu pour quelqu’un d’une région comme Montréal», a avoué la directrice générale.

Malgré tout, comme le veut le dicton, on peut sortir une personne de l’Abitibi-Ouest, mais on ne sort pas l’Abitibi-Ouest d’une personne. «Ce qui est intéressant, c’est que les gens de l’Abitibi-Ouest reviennent presque tous ici. Qu’ils aient étudié en région ou à l’extérieur, ils demeurent attachés au territoire. Et ceux qui étudient à l’UQAT nous font souvent des demandes de stages. Ça nous permet d’avoir une belle relève», a indiqué Isabelle Godbout.

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