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29 avril 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

«Une bombe à retardement» qui filait à 120 km/h dans une zone de 30 !

27 mois de prison pour une autre folle poursuite avec une voiture volée

Justice

©Photo archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le tribunal a récemment envoyé en prison un multirécidiviste de vols de véhicules et de conduite dangereuse pour plus de deux ans… en espérant que cette fois-ci sera la bonne.

Jonas Wapachee Wabanonik, un jeune homme de 21 ans de Lac-Simon, a écopé d’une peine de 27 mois à purger dans un pénitencier fédéral, au palais de justice de Val-d’Or, après avoir plaidé coupable à des accusations de vol de véhicule, de conduite dangereuse, de fuite de police, de méfait de plus de 5000 $ de dommages et de conduite durant une interdiction.

Cette sentence a été prononcée par la juge Marie-Claude Bélanger, de la Cour du Québec, à la suite d’une suggestion commune soumise au tribunal par le procureur de la Couronne, Me Jonathan Tondreau, et l’avocat de la défense, Me Samuel Bérubé. Malgré son jeune âge, l’accusé en est déjà à sa quatrième condamnation pour des infractions du genre au cours de sa vie adulte.

«Pour lui, c’est une forme de plaisir. Il devient une vraie bombe à retardement, a déclaré Me Tondreau à la cour. Comme l’accusé n’a pas respecté ses conditions lors des trois premières occasions (notamment d’interdiction de conduire), nous sommes maintenant acculés au mur, le pénitencier fédéral est la dernière alternative», a-t-il ajouté.

Rapide récidive

Trois ou quatre mois à peine après avoir purgé un an et demi de prison pour des infractions semblables, l’accusé est revenu à la charge durant le premier week-end de février 2021. Selon les faits relatés au tribunal par Me Tondreau et reconnus par Jonas Wapachee Wabanonik, celui-ci a d’abord volé une voiture Mazda 2014 dans la cour d’une résidence, le 5 février. Deux jours plus tard, un peu avant 22h, le véhicule rapporté volé a attiré l’attention des policiers, mais quand ceux-ci sont venus pour l’intercepter, le jeune homme a décampé à pleins gaz au lieu de s’arrêter.

S’en est suivie une folle poursuite digne des meilleurs films d’action dans des quartiers résidentiels et dans un secteur industriel de Val-d’Or, durant plusieurs minutes, au cours de laquelle le suspect a filé jusqu’à 90 km/h au-dessus de la limite permise, soit à 120 km/h dans une zone de 30! Il est notamment venu près de percuter un policier, qui s’est enlevé du chemin juste à temps alors qu’il s’affairait sur un tapis clouté visant à mettre fin, sans succès, à la poursuite.

«Ça s’est finalement terminé dans le terre-plein en face du Subway (sur la 3e Avenue), après que Monsieur ait aussi roulé à 120 km/h dans une zone de 50 et à 140 km/h dans une zone de 70, a signalé Me Tondreau. Lors de son arrestation, les policiers ont eu toute une surprise en constatant qu’il s’agissait du même homme qui avait écopé d’un an et demi de prison pour des gestes semblables à Val-d’Or (en novembre 2019). L’accusé a même dit aux policiers qu’il était déçu de s’être fait prendre aussi vite et qu’il allait recommencer dès qu’il sortirait de prison», a mentionné le procureur du ministère public.

«Un parcours atroce»

Quatre ou cinq véhicules de police ont été endommagés dans cette poursuite, en plus du véhicule que l’accusé conduisait. Me Samuel Bérubé a souligné au tribunal que son client traîne encore beaucoup de séquelles d’une jeunesse très difficile, tel qu’indiqué dans un rapport Gladue (qui vise à évaluer un accusé en lien avec ses origines autochtones dans le but de lui imposer une peine appropriée à sa situation). «Il est ébranlé par un parcours atroce, a signifié Me Bérubé.

«Maintenant, nous sommes rendus à un stade où on espère que les services et les ressources disponibles en détention fédérale pourront lui venir en aide afin de corriger ses problèmes, a enchaîné Me Bérubé. Comme facteur atténuant, quand il fait un faux pas, il est prêt à le reconnaître rapidement.»

La juge: «Vous êtes un danger»

Après avoir entendu tout ça, la juge Bélanger n’a pas hésité à entériner la peine de prison proposée par les avocats, peine assortie d’une interdiction de conduire de trois ans. «Je me fie au travail des avocats, il s’agit d’une peine appropriée. On ne peut pas accepter une telle conduite et Monsieur a eu une vie difficile, a fait observer la magistrate. Imaginez à quel point les conséquences auraient pu être terribles si des gens, des enfants, s’étaient fait frapper. En êtes-vous conscient?», a-t-elle demandé à l’accusé, qui a répondu: «Maintenant, oui.»

«C’est déjà votre quatrième condamnation et cette fois, vous avez failli causer la mort d’un policier. Si c’était arrivé, on parlerait de plusieurs années de prison, a renchéri la juge Bélanger. Cette peine vise à vous isoler pour protéger le public car vous êtes un danger. En roulant à une vitesse aussi élevée, vous avez mis en danger les policiers et les citoyens de Val-d’Or de façon importante. C’est à espérer que les services en prison fédérale sauront trouver les raisons de vos agissements pour ne plus que ça reproduise», a-t-elle conclu.

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