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29 avril 2021

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Une main-d’œuvre indépendante coûteuse, mais indispensable

Pas moins de 60 % du déficit prévu du CISSSAT sera imputable au recours à des infirmières rattachées à des agences

Reorganisation infirmieres Nedelec FIQ

©Archives

Au cours de l’hiver, le personnel infirmier syndiqué du CISSSAT avait dénoncé de manière originale, un peu partout dans la région, le manque de ressources et les risques associés au délestage de certains services.

Le recours à la main-d’œuvre indépendante en soins infirmiers continue de grever une part importante du budget du CISSSAT, alors que les dépenses engagées à cet effet pour l’exercice 2020-2021 devraient compter pour 60 % du déficit de l’organisme.

«Nous avons prévu un déficit de 25 M $. De ce montant, 15 M $ sont directement liés aux coûts relatifs à la main-d’œuvre indépendante», a fait savoir Marie-Lyne Blier, directrice des ressources financières et de l’approvisionnement, lors de la séance du conseil d’administration du CISSSAT du 29 avril.

La directrice des ressources humaines, Sylvie Latulippe, a quant à elle mentionné qu’en vertu d’un addenda au décret adopté par le ministère de la Santé et des Services sociaux, le CISSSAT sera en mesure de rappeler sous peu une douzaine d’infirmières rattachées à des agences. «Ce n’est pas l’idéal, mais en ce moment, on a absolument besoin de ces ressources pour combler nos besoins de main-d’œuvre», a-t-elle fait valoir.

Mieux former et retenir davantage

Rappelant que la main-d’œuvre indépendante comptait actuellement pour 25 % des ressources infirmières dont dispose le CISSSAT, la PDG de l’organisme, Caroline Roy, a reconnu qu’il ne s’agissait pas d’une solution parfaite, mais qu’elle était indispensable à l’heure actuelle. «Nous avons toujours la volonté de réduire le plus possible le recours à la main-d’œuvre indépendante, voire éventuellement ne plus avoir à y recourir, mais sans ce personnel, nos services seraient actuellement dans un état bien plus critique», a-t-elle souligné.

«Nous avons toujours la volonté de réduire le plus possible le recours à la main-d’œuvre indépendante, voire éventuellement ne plus avoir à y recourir, mais sans ce personnel, nos services seraient actuellement dans un état bien plus critique» - Caroline Roy

À cet égard, elle a indiqué que le CISSSAT évaluait différentes solutions, notamment avec le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. «En ce moment, notre région forme environ 40 infirmières par an, alors qu’il nous en faudrait de 130 à 170 par an au cours des cinq prochaines années pour combler nos besoins. Nous allons donc voir comment en former davantage, rendre celles-ci encore plus efficaces et, surtout, s’arranger pour les retenir chez nous», a signalé Mme Roy.

Pertes de revenus directs et coûts informatiques

Parmi les autres éléments d’importance qui composent le déficit prévu du CISSSAT, Mme Blier a évoqué environ 4 M $ en pertes de revenus directs, liés à une baisse du nombre d’utilisateurs de certains services payants, ainsi que 2 M $ en dépenses informatiques. «Dans ce dernier cas, les dépenses dépassaient les budgets depuis quelques années, mais la situation n’avait jamais été réajustée», a-t-elle précisé.

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