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06 mai 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Le tiers de la population de la région est vacciné

L’Abitibi-Témiscamingue en route vers la zone jaune

Vaccination La Sarre

©Désiré Kafounda/Radio-Canada

La vaccination va bon train en Abitibi-Témiscamingue. À l’aube de tomber en zone jaune, 34,1 % de la population régionale a reçu sa première dose.

À l’aube de revenir en zone jaune, l’Abitibi-Témiscamingue est en bonne position. Le nombre de cas actifs est pratiquement de zéro et le tiers de la population a déjà reçu sa première dose de vaccins. 

Actuellement, la région prévoit recevoir entre 8000 et 10 000 doses de vaccins chaque semaine jusqu’à la fin de la première semaine de juin, mais des confirmations sont encore attendues dans les prochaines semaines. 

«Actuellement, plus du tiers de notre population est vacciné. On a atteint nos cibles dans la majorité des groupes d’âge», a indiqué la directrice régionale de santé publique, Dre Lyse Landry, lors du point de presse hebdomadaire du CISSSAT du 6 mai. 

La majorité de la population âgée de 60 ans et plus est vaccinée à plus de 90 % ou prévue de l’être dans les prochaines semaines. Chez les 45 à 59 ans, les cibles de 75 % sont atteintes jusqu’à maintenant. 

Les adolescents seront vaccinés 

Comme le ministre de la Santé, Christian Dubé, l’a indiqué, les adolescents de 12 à 17 ans seront vaccinés. «On n’a pas encore de date pour le moment, mais c’est à l’ordre du jour de notre rencontre avec nos centres de services scolaires la semaine prochaine. On peut vacciner en milieu scolaire ou dans nos centres de vaccination. On n’a pas encore pris de décision», a indiqué la coordonnatrice de la campagne régionale de vaccination, Katia Châteauvert. 

Les centres de vaccination de la région ne vaccinent pas pour le moment sept jours sur sept. «On a la capacité de le faire, mais on n’a pas le nombre de vaccins nécessaires pour le déployer. Cependant, on ne le fera pas dans tous nos centres. Par exemple, ceux de Senneterre et de Témiscaming ne le feraient pas», a-t-elle illustré. 

Assouplissements prévus 

Le passage en zone jaune, toujours prévu pour le lundi 10 mai, est assorti de nombreux assouplissements aux mesures sanitaires. 

D’abord, le couvre-feu sera terminé, tandis que les rassemblements intérieurs ou extérieurs seront à nouveau permis entre deux bulles familiales différentes. 

Dans le milieu de la restauration, les règles restent sensiblement les mêmes. Celles-ci devront être aussi suivies par les bars, qui auront maintenant le droit d’être ouverts jusqu’à 23h. 

Du côté des sports, il est possible d’avoir des activités regroupant 12 personnes, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. 

Le masque demeure obligatoire en milieu de travail parce qu’il s’agit d’une recommandation de la CNESST. En milieu scolaire, les élèves de la 5e année jusqu’à la fin du secondaire pourront cependant retirer leur masque une fois assis, mais devront le porter lors de déplacements. 

«Nous sommes bien contents. On voit ça comme une récompense bien méritée pour notre population parce qu’on n’arrive pas à maintenir la situation sous contrôle sans elle. Malgré tout, la pandémie n’est pas finie. Il faut demeurer à la hauteur. On n’est toujours pas à l’abri d’avoir une bascule de l’autre côté», a fait valoir la PDG du CISSSAT, Caroline Roy. 

Isolement obligatoire pour les étudiants de retour 

Elle a aussi rappelé que les étudiants qui reviennent en région doivent respecter un isolement obligatoire de 14 jours, tout comme tout citoyen de l’Abitibi-Témiscamingue qui revient après s’être rendu dans une autre région du Québec. «C’est de cette façon qu’on a réussi à maintenir notre situation sous contrôle. On sait que ça cause des désagréments aux familles et aux étudiants, mais on préfère cela pour conserver nos assouplissements», a-t-elle expliqué. 

L’Abitibi-Témiscamingue citée en exemple 

La région est aussi citée en exemple ailleurs au Québec, notamment pour avoir réussi à contrôler le variant sud-africain. «La recette est simple: il faut un suivi très serré des cas et des contacts. On a aussi eu l’avantage d’avoir un dépistage très rapide de nos cas via nos laboratoires en région. On rappelait les contacts pour leur rappeler de rester isolés. On ne savait pas qu’on était en présence d’un variant, mais notre conduite a été la bonne. On doit être agressifs pour contrôler la transmission», a expliqué Dre Lyse Landry. 

Malheureusement, on ne saura probablement jamais comment le variant sud-africain est entré en Abitibi-Témiscamingue. «Malgré l’aide de l’Institut national de santé publique, on n’a pas réussi à identifier le cas index, le premier cas. On n’a pas trouvé la souche. On ne sait pas si c’est quelqu’un qui a eu un contact avec une personne de l’Ontario durant les Fêtes. On n’a pas ciblé de voyages à l’étranger qui auraient pu amener ce variant», a laissé tomber la médecin. 

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