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18 mai 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

L’UQAT lance une recherche sur les stérilisations imposées

Chez les Premières Nations et les Inuits

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©Hugo Lacroix / UQAT

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue lance un appel aux femmes autochtones pour une étude sur la stérilisation forcée.

SOCIÉTÉ - L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) demande l’aide des femmes issues des Premières Nations et Inuites pour réaliser une étude sur la stérilisation imposée et autres formes de violences obstétricales.

En collaboration avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) et plusieurs autres comités régionaux, cette étude est mise en place par l’étudiante au doctorat en études autochtones, Patricia Bouchard.

Ce projet s’inscrit dans le cadre des travaux de la Chaire de recherche du Canada sur les enjeux relatifs aux femmes autochtones de l’université, dirigée par Suzy Basile. Celle-ci souhaite documenter ce phénomène et décrire la façon de faire de ces actions, en espérant tirer certaines tendances.

«Cette recherche s’articule dans un contexte où le gouvernement du Québec a choisi de ne pas participer au groupe de travail fédéral sur les stérilisations forcées de femmes autochtones au Canada, en cours depuis 2018, alors que nous en sommes venus à la conclusion, notamment par l’élaboration d’une revue de littérature réalisée par le Laboratoire de recherche Mikwatisiw de l’UQAT, qu’il y a un manque criant de données pertinentes sur cette thématique au Québec. À la lumière de ces faits, il nous apparaissait primordial de brosser un portrait de la situation afin de mieux la comprendre et d’en mesurer les impacts», explique Mme Basile dans un communiqué de l’UQAT.

«L’an dernier, les tristes circonstances entourant le décès de Joyce Echaquan ont permis de mettre en lumière les actes de discrimination systémique vécus par les femmes des Premières Nations et Inuits au sein des établissements de santé québécois. En ce sens, cette recherche est d’une importance cruciale; en plus de faire la preuve sur les violences qu’auraient pu subir nos femmes, nos sœurs et nos filles, il s’agit d’un premier pas vers l’atteinte de pratiques plus saines et de services de qualité», ajoute la présidente du CSSSPNQL, Marjolaine Siouï.

Du 17 mai au 31 août, les femmes qui pensent avoir été stérilisées sans donner leur accord ou qui ont subi des violences obstétricales peuvent se rendre au sterilisationsimposees.cssspnql.com pour obtenir des informations supplémentaires. Si elles en ont le consentement, elles peuvent également raconter l’expérience d’un proche.

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