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19 mai 2021

Jessica Gélinas - jgelinas@lexismedia.ca

Fin du temps supplémentaire volontaire dans les hôpitaux

Le FIQ-SISSAT mettra en œuvre des moyens de pression dès le 25 mai

FIQ-SISSAT

©Archives

«Des centres d’activités roulent à 30 ou 40 % d’heures supplémentaires, alors que la norme est de 3 à 5 % des heures travaillées», a dénoncé le FIQ-SISSAT.

À partir du 25 mai et au moins jusqu’au 1er juin, les professionnels en soins du CISSSAT cesseront de recourir au temps supplémentaire volontaire afin de mettre de la pression sur le gouvernement pour régler la crise de main-d’œuvre. 

Les 13 et 14 mai, les membres du Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l’Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT) se sont réunis en assemblée générale extraordinaire afin de dresser un bilan concernant la crise entourant la pénurie de main-d’œuvre en soins de santé. Ils ont voté à l’unanimité pour un plan d’action incluant des moyens de pression qualifiés de dérangeants. Parmi ceux-ci, on y retrouve la fin du temps supplémentaire volontaire à partir du 25 mai 2021, et ce, au moins jusqu’au 1er juin 2021 si aucune solution n’est mise en place par le gouvernement. 

Impasse

Selon le syndicat, cette décision fait suite à l’exaspération exprimée par ses membres. «Bien que tout le monde ait déjà fait un effort incommensurable afin de prendre un maximum de quarts en temps supplémentaire pour maintenir le plus de services ouverts pour la population, nous sommes dans l’impasse. Il y a plus de 6000 quarts à découverts pour les prochaines semaines», a déploré Jean-Sébastien Blais, président du FIQ-SISSAT. 

«Le danger, selon nous, c’est que ce soit le syndrome de la grenouille qui cuit tranquillement dans un chaudron d’eau sur le rond de poêle: les fermetures, bien que le plan soit défini et inévitable si rien n’est fait, sont annoncées à la miette et la population n’est pas à même de voir le démantèlement des services publics qui s’opère, a ajouté M. Blais. Déjà, en plus des blocs opératoires, de l’obstétrique et des unités de réadaptation déjà visés, le CISSSAT annonçait, le 14 mai, des risques de ruptures de services aussi essentiels que des CHSLD, des unités de santé mentale et des services d’urgence.» 

Seulement un début

Le FIQ-SISSAT affirme que cette action n’est que le début d’une série de moyens de pression qui ne prendra fin que lorsque les professionnels en soins pourront compter sur des mesures d’attraction et de rétention spécifiques à la région afin de sécuriser et pérenniser les soins aux patients. 

Selon le FIQ-SISSAT, les professionnels en soin de santé sont épuisés et vivent un supplice depuis trop longtemps. Le syndicat fait valoir que la situation est alarmante et que, selon les prévisions du CISSSAT, elle ne fera qu’empirer. 

«Le gouvernement de la CAQ a fait le choix jusqu’ici d’enrichir aveuglément le secteur privé à coups de dizaines de millions de dollars sans agir sur les causes structurelles du problème, s’est insurgé Jean-Sébastien Blais. Après trois ans au pouvoir, son bilan en santé en région est pire que celui des libéraux et les ruptures de services s’accumulent comme jamais. Il est grand temps que la CAQ applique l’esprit des rapports qu’elle a ont commandés et qu’elle se dote d’une vision pour notre système de santé en Abitibi-Témiscamingue. Les solutions sont d’ailleurs connues par les acteurs régionaux et font consensus. Sans quoi le gouvernement n’aura que lui-même à blâmer pour ce qui va arriver à partir du 25 mai. Parce que nous, nous allons enfin prendre soin de nous.» 

 

 

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