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25 mai 2021

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

La FIQ-SISSSAT contrainte d’annuler ses moyens de pression

Le CISSSAT gagne sa cause devant le Tribunal administratif du travail

COVID sante personnel infirmiere

©Depositphotos

La FIQ-SISSAT a vu son moyen de pression, soit refuser de faire des heures supplémentaires, être déclaré illégal par le Tribunal administratif du travail.

Le Tribunal administratif du travail s’est rangé dans le camp du CISSSAT, qui demandait à ce que le moyen de pression mis en place par le Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l’Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT), soit le refus de faire des heures supplémentaires, soit annulé.

La semaine dernière, la FIQ-SISSAT avait indiqué que, du 25 mai au 1er juin, les syndiquées allaient cesser le temps supplémentaire volontaire pour que le gouvernement mette en place des actions afin de contrer la pénurie de la main-d’œuvre qui sévit dans les établissements de santé de la région.

Le 21 mai, le CISSSAT a contacté le Tribunal administratif du travail afin qu’une injonction d’urgence soit mise en place pour ordonner aux professionnelles en santé d’exécuter des quarts de travail vacants en temps supplémentaire.

Un refus concerté

La juge administrative Karine Blouin a jugé que près de 400 quarts de travail allaient être à découvert sans les heures supplémentaires du personnel infirmier. Cette action aurait pu, selon elle, porter préjudice à un service auquel la population a droit. Elle a signalé que le refus concerté des salariées de fournir leur prestation de travail usuelle, soit de faire du temps supplémentaire, constituait un moyen de pression illégal.

«L’action juridique entreprise par le gouvernement démontre la fragilité du réseau en région et à quel point nos membres deviennent prisonnières de la volonté politique de maintenir artificiellement une offre de service chancelante», a soutenu le président de la FIQ-SISSAT, Jean-Sébastien Blais.

«Nos professionnelles sont épuisées et surchargées. On en demande plus comme si elles étaient le seul remède aux problèmes criants de la pénurie de main-d’œuvre, qui est causée par le laxisme du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui tarde à appliquer les solutions consensuelles connues», a-t-il ajouté.

Le syndicat a pris acte de la décision, mais il a aussi obtenu des engagements de la part du CISSSAT et du ministère de la Santé et des Services sociaux pour des changements structurants. «C’est avec ces informations que nos membres ont décidé de suspendre leurs moyens de pression jusqu’à la prochaine assemblée générale, prévue le 1er juin», a signalé Jean-Sébastien Blais.

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