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28 mai 2021

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Émilise Lessard-Therrien craint que la pénurie de logements ne nuise au recrutement de travailleurs

Crises du logement et de la main-d’œuvre

Émilise Lessard-Therrien Logement Cegep Rouyn-Noranda Abitibi-Témiscamingue

©Photo Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Émilise Lessard-Therrien interpelle le gouvernement pour qu’il investisse dans le logement social de manière à atténuer les crises du logement et de la main-d’œuvre en Abitibi-Témiscamingue.

Même si le taux de chômage a augmenté en région, la crise de la main-d’œuvre persiste et celle du logement aussi. Devant cet état de fait, la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, interpelle le gouvernement Legault afin qu’il présente un plan concerté pour le logement.

«Le dangereux cocktail de la crise du logement rend la vie dure aux familles et aux entreprises de l'Abitibi-Témiscamingue. Tant pour louer que pour acheter, les logements sont de plus en plus rares et de plus en plus chers dans la région. On craint pour les gens à faible revenu et pour les étudiants, mais aussi pour le message que ça envoie aux familles qui veulent s'installer dans la région. Alors que la pénurie de main-d'œuvre prive les gens de l'Abitibi-Témiscamingue de services essentiels, comment allons-nous attirer des travailleurs et des travailleuses sans renforcer l'offre de logements?», a martelé la députée. 

Le taux d’inoccupation tourne autour de 1 % en région et le prix des maisons continue d’augmenter. 

Pistes de solution 

Pour la députée, cette situation ne peut plus continuer. Elle demande donc des modifications et des assouplissements au programme AccèsLogis afin de stimuler la réalisation d’un plus grand nombre de projets de logements sociaux. Elle demande aussi que davantage d’unités de logement soient financées par le programme. 

«Ils ont ajouté 500 unités. On est conscient que ce ne sera pas nécessairement pour la région. Les grands centres vont avoir leur part du gâteau. Nous pensons que 500 unités, c’est insuffisant», a-t-elle renchéri, en argumentant que l’ajout d’unités de logement social libérait d’autres logements pour le reste de la population. 

Le professeur en travail social et directeur de La Piaule de Val-d’Or, Stéphane Grenier, croit qu'une approche multifactorielle serait possible. «On pourrait donner du PSL (programme de supplément au loyer), quoique ce ne soit pas la bonne solution pour une crise du logement. On aussi pourrait accorder des crédits de taxes aux entrepreneurs, des programmes de remboursement des intérêts, avoir des politiques municipales d’habitation plus sévères, s’attaquer au phénomène des locations abusives, en dehors du bail» a-t-il illustré. 

Mme Lessard-Therrien a décoché une flèche à l’endroit du ministre régional Pierre Dufour. «Quand est-ce que le ministre Dufour va se lever et défendre les gens de la région au Conseil des ministres?», a-t-elle questionné en dénonçant son inaction devant les différentes crises qui affectent la région. 

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