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01 juin 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Fosse commune à Kamloops: drapeaux en berne pour 215 heures

Sylvie Bérubé appréhende une découverte semblable dans la région

Pikogan drapeau

©Photo: Facebook/Conseil Abitibiwinni de Pikogan

Le drapeau du Conseil Abitibiwinni de Pikogan, en berne pour 215 heures en mémoire des 215 enfants autochtones dont les restes ont été découverts dans une fosse commune en Colombie-Britannique.

La découverte d’une fosse commune d’enfants autochtones en Colombie-Britannique n’a pas manqué de résonner en Abitibi-Témiscamingue.

Par exemple, le Conseil Abitibiwinni de Pikogan a placé ses drapeaux en berne pour une durée de 215 heures (près de neuf jours) afin d’honorer la mémoire des 215 enfants dont les restes ont été découverts le week-end dernier dans un charnier, sur le site d’un ancien pensionnat indien, à Kamloops.

Via sa page Facebook, le Conseil Abitibiwinni demande d’ailleurs à la population de continuer à aller déposer des souliers, des sandales, des bottes, des oursons en peluche ou autres objets du genre à l’église Ste-Catherine de Pikogan, en mémoire de ces enfants morts dans des circonstances de toute évidence troublantes. Le même type d’initiative a notamment été mise en œuvre devant l’église St-Sauveur de Val-d’Or.

La députée indignée

Porte-parole du Bloc Québécois en matière d’affaires autochtones, la députée d’Abitibi – Baie James – Nunavik – Eeyou, Sylvie Bérubé, s’est dite indignée par cette sinistre découverte témoignant du passé colonial du Canada et des conditions horribles vécues par les enfants autochtones dans les anciens pensionnats.

Soulignant qu’une douzaine de ces pensionnats ont été actifs au Québec entre les années 1930 et les années 1980, notamment à St-Marc-de-Figuery, près d’Amos, et à Fort-George, dans le secteur de Chisasibi, Mme Bérubé se demande si nous allons être témoins, dans la province ou même ici dans la région, du même type de découverte qu’à Kamloops. «C’est très troublant d’apprendre cette nouvelle, mentionne-t-elle.

«Les pensionnats devaient éduquer et prendre soin des enfants autochtones. Cette macabre découverte de restes d’enfants dépasse l’imaginaire. Comme mère et grand-mère, je ne peux pas comprendre l’action de brutalité menant jusqu’au meurtre de ces enfants. C’est incompréhensible, horrifiant et inacceptable, exprime la députée Bérubé. Les familles ont droit à la vérité et il faut dénoncer ceux qui ont commis ces actes répugnants. Il faut aussi savoir pour que ces dépouilles d’enfants puissent enfin être en paix.»

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