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15 juin 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Un «buzz» autour de Sophie Dupuis et de «Souterrain» !

Souterrain Dupuis

©Photo: Christian Leduc

Sophie Dupuis, posant avec quelques acteurs de «Souterrain» lors du tournage à Val-d’Or, il y a deux ans.

«La déesse des mouches à feu» a beau avoir gagné l’Iris du Meilleur film de l’année au récent Gala Québec Cinéma, c’est pour «Souterrain» et sa réalisatrice-scénariste de Val-d’Or Sophie Dupuis qu’on sent un gros «buzz» dans la province.

Il y a eu tellement d’engouement ces derniers temps que les médias nationaux étaient en train d’élever l’Abitibienne au statut de star! Ou du moins à celui de nouvelle coqueluche du cinéma québécois. C’était même rendu un peu fou à un certain moment, avec toutes les critiques dithyrambiques à l’endroit de la jeune cinéaste et de son film, gagnant de quatre prix Iris (Meilleur scénario, Meilleur acteur de soutien avec Théodore Pellerin, Meilleure photographie et Meilleur son).

«Je suis dans un vrai tourbillon depuis trois ou quatre semaines; je n’aurais jamais cru qu’il y avait autant de médias au Québec!, s’est-elle exclamée en rigolant, encore étourdie par ce véritable vent de folie.

«Mais c’est bon signe, car ça veut dire que les gens aiment le film et nous (l’équipe de Souterrain) sommes très contents de cet engouement. Ça nous surprend un peu, puisqu’à force de baigner dans le film lors du montage, on en vient à douter et même à avoir l’impression que ce n’est pas bon, au point d’en pleurer, a raconté Sophie Dupuis. Par contre, on réalise aujourd’hui qu’on s’était complètement trompés; on trouve le film bien bon maintenant!»

À la maison cette semaine

Avis aux intéressés, le Cinéma Capitol de Val-d’Or a annoncé la présence de Sophie Dupuis en salle pour chacune des représentations de «Souterrain», mercredi et jeudi (les 16 et 17 juin), en après-midi comme en soirée. Elle prévoyait aussi être au Cinéma Paramount de Rouyn-Noranda mardi.

«C’est important pour moi de venir présenter le film en Abitibi et à Val-d’Or, car ce film est un hommage à ma région et aux travailleurs miniers, a-t-elle mentionné. J’aime beaucoup être en contact avec le public et ces rencontres chez nous sont celles dont j’ai le plus hâte!»

Au moment de cueillir l’Iris du Meilleur scénario au Gala Québec Cinéma, Sophie Dupuis n’avait pas manqué, durant son petit discours, de faire un beau clin d’œil aux travailleurs miniers locaux qui ont grandement aidé l’équipe technique lors du tournage de «Souterrain» à Val-d’Or, il y a deux ans, en lançant son désormais célèbre «Merci Val-d’Or, je vous aime!»

«Pour écrire et réaliser un film, il faut que les gens nous ouvrent leur cœur, ce qui prend une grande générosité, a-t-elle signalé. On arrivait un peu comme des intrus et tous ces gens nous ont accueillis à bras ouverts chez eux et dans leur lieu de travail. On n’aurait pas pu faire le film sans eux et je tenais à profiter de l’occasion pour les remercier.»

La consécration

Décrocher le prestigieux prix du Meilleur scénario se veut une belle consécration pour Sophie Dupuis. «C’est vraiment un beau prix. Pour un film, tout part de là, du récit, a-t-elle fait remarquer. C’est aussi un très beau compliment de l’industrie, d’autant plus que le métier de scénariste en est un tellement solitaire.»

Un prix de toute évidence fort mérité, puisque la Valdorienne a travaillé sur le scénario de «Souterrain» durant une très longue période, écrivant plusieurs versions en cours de route. «Je l’ai commencé en 2010, on parle donc de huit ou neuf ans d’écriture, avant le tournage en 2019, a-t-elle souligné. J’écrivais, je le serrais dans un tiroir un certain temps pour le laisser dormir, je le ressortais pour faire des changements… ç’a été beaucoup de travail!»

De son imagination

Pour ceux qui se posent la question, le scénario de «Souterrain», bien qu’inspiré en partie de ce qu’on a pu lui raconter, vient surtout de l’imagination de Sophie Dupuis. «Je m’intéressais aux mines, à vraiment tout ce qui touche cet univers. Il a donc fallu que je fasse un tri parmi tous les éléments pour en arriver à une version finale et à ce que je voulais parler, au propos souhaité, a-t-elle indiqué.

«J’ai rencontré beaucoup de monde pendant mes recherches, j’ai entendu toutes sortes d’anecdotes, l’histoire part de là, mais le reste, ça vient de ma tête, bien que les personnages du film soient un peu inspirés de gens qui travaillent dans les mines de chez nous, a expliqué l’artiste. Au cours de mes rencontres, j’ai constaté la grande fraternité et l’esprit de famille qui règnent chez les travailleurs miniers, j’ai trouvé ça vraiment beau et j’ai voulu le montrer dans le film.»

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