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04 juillet 2021

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

BIAM : la miniature en format géant

Pour sa 15e édition, la Biennale internationale d’art miniature surprend encore

BIAM

©Lucie Charest

La Biennale internationale d’art miniature se poursuit jusqu’au 5 septembre à la galerie du Rift à Ville-Marie.Biennale internationale d’art miniature se poursuit jusqu’au 5 septembre à la galerie du Rift à Ville-Marie.

Qui a dit que les grands événements finissaient par s’essouffler et ne plus se renouveler. La 15e édition, la Biennale internationale d’art miniature (BIAM) fait mentir l’adage. Et ce n’est pas la première fois.

Pour cette édition anniversaire, le comité organisateur a eu l’étincelle de génie de proposer aux visiteurs, grâce à la réalité virtuelle, un voyage numérique où ils ont l’impression que le format des quatre miniatures retenues est multiplié pratiquement à l’infini.

«C’est vraiment spectaculaire, on peut apercevoir les plus petits détails de ces œuvres, qui ne seraient pas visibles même avec une loupe, a indiqué Émilie B. Côté, coordonnatrice de l’événement. Avec les lunettes de réalité virtuelle, on peut avoir l’impression de faire un voyage au pays des géants, alors que l’oeuvre, en fait, est une miniature de quelques centimètres à peine.»

Rencontre fortuite

Dans le cas de cette proposition audacieuse, nous pourrions dire que l’occasion a fait le larron. Car c’est dans le cadre de l’exposition qui a précédé la BIAM au Rift, «Abitibi 360» de Serge Bordeleau, un créateur de Val-d’Or, que l’idée de présenter des miniatures en réalité virtuelle a pris naissance.

«L’artiste proposait cinq portraits de personnages plus grands que nature en réalité virtuelle, ils évoluaient dans leur environnement en 360 degrés, a relaté Mme B. Côté. Nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de présenter des miniatures dans un tout autre environnement. Pour chaque sculpture, c’est un peu comme si nous entrions dans une pièce et faisions le tour d’une œuvre monumentale. Le virtuel nous offre une possibilité de découvrir la texture, les détails de ces œuvres agrandies fois 10, fois 1000. Possibilité que nous n’aurions jamais eue auparavant, sans le numérique.»

Flirter avec le géant

«La miniature exige qu’on s’en approche beaucoup, qu’on prenne le temps. Certaines demandent davantage de proximité. Dans ce format géant, c’est elle qui nous parle de manière frontale», a poursuivi Émilie B. Côté.

Ce n’est pas la première fois que la BIAM flirte avec le plus grand. On se souviendra qu’en 2008, le sculpteur Armand Vaillancourt, reconnu pour ses œuvres titanesques, avait présidé le jury. C’est avec un bel enthousiasme qu’il avait conclu son premier passage à Ville-Marie. «Même la plus petite œuvre, lorsqu’elle est réussie est colossale», avait-il déclaré.

En donnant accès aux visiteurs, grâce à la réalité virtuelle, à l’envergure de ces petites œuvres, la BIAM illustre encore une fois à quel point l’audace fait partie intégrante de la création et de sa représentation.

La BIAM se poursuit jusqu’au 5 septembre. Elle présente 135 œuvres créées par 53 artistes primés lors d’éditions antérieures. Ces artistes proviennent de 11 pays, soit le Canada, la République tchèque, l’Ukraine, l’Australie, le Brésil, les États-Unis, l’Argentine, la Pologne, Israël, la France, et la Slovénie.

Les quatre sculptures présentées en réalité virtuelle ont été créées par Francine Marcotte - Le combat d'Ophélie; Carol Kruger – Rosie; André Perron - L'impatience; Denise Voyer - L'équinoxe.

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