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20 juillet 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

La gestion agricole libérale dans le tordeur des bloquistes

Loi 208 et dossier du glyphosate

Yves-François Blanchet Sébastien Lemire Sylvie Bérubé

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Yves-François Blanchet, flanqué de ses députés régionaux Sébastien Lemire et Sylvie Bérubé, a critiqué la gestion agricole du gouvernement Trudeau lors de son passage en Abitibi-Témiscamingue.

AGRICULTURE - De passage dans la région pour sa tournée estivale de la province, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a fait une sortie en règle, lundi après-midi, pour donner son appui aux agriculteurs dans les dossiers du projet de loi 208 et de la hausse de la limite de glyphosate dans les aliments.

Accompagné de ses deux députés de l’Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire et Sylvie Bérubé, M. Blanchet a exprimé le souhait que le gouvernement Trudeau respecte l’application de C-208, qui permet une succession plus facile de fermes à des membres d’une même famille.  

Avec des mesures fiscales, les propriétaires à la retraite pouvaient obtenir un meilleur prix lors de la vente de leurs terres à la génération suivante, ce qui empêche les acheteurs extérieurs d’avoir un accès trop facile aux entreprises agricoles. 

Mis en alerte de la nouvelle lundi matin, le Bloc a aussitôt organisé une conférence de presse dans l’après-midi, à la ferme avicole Paul Richard et fils de Rivière-Héva. Celle-ci est elle-même dans un processus de transfert familial vers la troisième génération. Lors de sa prise de parole, le député de la circonscription de Beloeil-Chambly a martelé le fait que la loi 208 a traversé toutes les étapes pour en arriver à son adoption et qu’elle était applicable dès maintenant. 

«De plus en plus d’entreprises vendent à des acheteurs externes. Ça va changer la structure québécoise et familiale des entreprises agricoles», a pour sa part signifié l’un des actionnaires de la ferme Paul Richard, Maurice Richard. 

«L’Abitibi-Témiscamingue s’était mobilisée pour cet enjeu. On a été interpellés comme élus sur cette question. Enfin, on pouvait crier victoire. Deux semaines plus tard, on se rend compte que le gouvernement, pour des questions idéologiques ou de lobbyisme, nous pousse à poser des questions» a ajouté le député d’Abitibi - Témiscamingue, Sébastien Lemire. 

Limiter le glyphosate 

En plus de C-208, le Bloc profitait également de la conférence de presse pour s’insurger contre la décision des libéraux d’augmenter la limite maximale de résidus de glyphosate, un herbicide homologué par le Canada sur certains produits. 

Pour certains d’entre eux, comme l’avoine, les produits céréaliers et les haricots, la limite pourrait doubler, voire tripler selon les cas. Cette décision permettrait au Canada de faciliter des échanges commerciaux avec des pays qui dépassaient les anciens seuils de tolérance de glyphosate. 

«Au profit d’intérêts économiques particuliers, le gouvernement fédéral met en péril la santé des Canadiens et Canadiennes, ainsi que des Québécois et Québécoises… La tendance acceptée par les agriculteurs québécois est de réduire l’usage du glyphosate. Notre proposition est de réduire progressivement le glyphosate, au profit d’investissements importants et massifs pour la recherche d’alternatives», a lancé Yves-François Blanchet. 

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