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23 juillet 2021

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Dix jours de grève à prévoir dans les CPE

Les éducatrices votent à l’unanimité pour un mandat de grève

garderie

©Photo archives

Les éducatrices en CPE pourraient déclencher la grève au moment jugé le plus opportun pour l’avancement de leurs négociations avec le gouvernement.

Les travailleuses syndiquées des neuf centres de la petite enfance (CPE) de la région ont voté en faveur d’un mandat de grève de 10 jours qui pourra être déclenchée au moment jugé opportun.

Les travailleuses membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) sont insatisfaites de l’évolution des négociations avec la partie patronale.

«Nous sommes très déçues de la rencontre avec le ministère de la Famille, le Conseil du trésor et les associations patronales, qui ont déposé leurs offres en matière de clauses à incidence monétaire. Avec ce qui est sur la table, les travailleuses de la région membres de la FSSS-CSN qui éduquent et accompagnent nos tout-petits, jour après jour, seront encore plus motivées d’exercer dès l’automne leur mandat de grève», a indiqué Roxanne Brassard, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.

Proposition salariale insuffisante

Le gouvernement proposerait une augmentation atteignant jusqu’à 12 % pour les éducatrices qualifiées uniquement, à la fin de la convention en 2024. Les éducatrices non qualifiées recevraient 9 % et le personnel occupant un autre titre d’emploi obtiendrait 6 % d’augmentation à terme.

Les travailleuses dénoncent que la technique de garderie demeurera la moins payante de toutes les formations équivalentes. «On appelle le gouvernement à prendre les moyens afin de vraiment juguler l’hémorragie. Les travailleuses quittent et les cégeps peinent à trouver des recrues. La partie patronale est loin de donner le coup de barre souhaité par les familles québécoises et tant promis par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. Il y a urgence d’agir pour sauver le réseau», a renchéri la vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.

Selon le syndicat, le gouvernement n’offrirait rien de plus pour répondre aux enfants ayant des besoins particuliers, qui demandent plus de temps et de services. «Les éducatrices sont laissées à elles-mêmes, sans être consultées, sans ressources ni moyens. Rien pour alléger la charge de travail, déjà lourde et exigeante. Nos membres sont épuisés, alors que la COVID-19 a aggravé leur état. À quand une véritable reconnaissance de leur détresse et des moyens pour la soulager?», s’est questionnée Mme Brassard.

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