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29 juillet 2021

Aline Essombe - aessombe@lexismedia.ca

Le projet Rabaska obtient du renfort et poursuit sa mission

Une nouvelle directrice pour prévenir les homicides conjugaux et familiaux

Projet Rabaska

©Photo: Archives

Le milieu communautaire s’arme d’une nouvelle ressource afin d’intervenir plus efficacement dans des situations de violence conjugale et familiale.

Nommée directrice de l’organisme Rabaska (lequel passe de projet pilote à organisation plus permanente), Anne-Renée Jacob sera le pivot d’une équipe d’experts qui devra agir sur le terrain pour contrer les violences conjugales et prévenir les homicides, par une intervention rapide dans les situations à haut risque.

En fait, dès 2015, les organismes de la région se sont concertés à la suite d’un drame conjugal, de manière à voir comment diminuer les violences. Leur constat leur a permis de solliciter une aide du gouvernement, et de recevoir un financement du Secrétariat à la Condition féminine, à hauteur de 210 000 $ sur trois ans.

« C’est sûr que là, avec le financement actuel, on espère assurer une pérennité à l’organisation, et qui ne se positionne plus comme un projet pilote. Après 2019, on peut vraiment parler d’un projet qui veut devenir permanent », mentionne Anne-René Jacob.

Un outil d’appréciation

Rabaska met à la disposition des acteurs des milieux communautaire et institutionnel un « outil d’appréciation (d’évaluation) des risques d’homicides conjugaux » afin qu’ils soient mieux formés pour intervenir. C’est une bonne nouvelle pour les différents partenaires du milieu, comme l’explique Chantal Lessard, directrice générale du Service d’aide et de traitement en apprentissage social d’Abitibi-Témiscamingue (SATAS).

« Ce qui nous a réjouies, c’est de mettre un baume sur les 14 féminicides qu’on a connus au Québec », indique-t-elle. C’est tristement suite à ces 14 féminicides que le gouvernement s’est mobilisé pour dire qu’il faut mettre plus d’argent en violence conjugale et notamment dans les risques d’homicides », ajoute Mme Lessard.

De quoi être optimiste

La directrice générale du SATAS considère que l’entrée en poste d’Anne-Renée Jacob est « vraiment une bonne nouvelle ». « Avant mai 2021, Rabaska était porté par les quatre coordonnateurs régionaux et comités, à même nos ressources, à même notre temps. Et il y avait beaucoup de choses qu’on n’était pas capables de faire et qui nous inquiétaient », souligne-t-elle.

Le projet Rabaska tend à devenir permanent, du moins selon les attentes des intervenants. « C’est à partir d’octobre que je vais devenir la porte unique pour prendre contact avec l’organisation », informe Anne-Renée Jacob, qui indique avoir déjà de l’expérience dans le milieu communautaire et en prévention.

 

Pour consolider son offre de service

Suite à une tentative de meurtre en 2015, une demande d’aide financière est adressée au gouvernement du Québec. Le Secrétariat à la Condition féminine accorde donc un financement qui conduit à la mise sur pied du projet Rabaska. En juillet 2021, Rabaska ouvre un poste de direction, comblé par Anne-Renée Jacob, afin de soutenir le travail des experts sur le terrain. Positionné en 2015 comme un projet pilote dans la MRC d’Abitibi et implanté dans toute la région depuis 2019, le projet Rabaska est chapeauté par un comité réunissant des partenaires clés en violence conjugale. La confirmation d’une aide financière sur trois ans du Secrétariat à la Condition féminine ainsi que d’un soutien du Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) viennent permettre à l’organisation de se structurer davantage et de consolider son offre de service.

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